Une organisation parfaite disent les festivaliers. Sauf les longues attentes aux divers points de ravitaillement qui énervent.

Ce samedi soir, les avis sont quasiment unanimes à propos de cette édition 2019 des Solidarités. Pratiquement tous mettent en avant la qualité de la programmation, la répartition des différentes scènes, la variété des animations pour les enfants. Mais certains se demandent si le festival n'est pas un peu à l'étroit dans sa nouvelle configuration. Le gros souci évoqué en cette fin de deuxième journée tient en deux mots : les files. Il faut faire la file pour avoir de l'eau, pour prendre de l'argent aux distributeurs, pour prendre des tickets, pour acheter de quoi boire ou manger. C'est apparemment le seul point noir du festival mais il énerve bon nombre de visiteurs. Ainsi, Jocelyne qui patiente pour remplir sa gourde d'eau fraîche : "Ça fait 45 minutes que j'attends et on n'est pas encore à la moitié de la file. Je vais rater le début du concert de Aurel au Belvédère alors que je voulais absolument le voir. Je vais sans doute y aller sans me désaltérer." Un autre enchaîne : "C'est honteux, il faut multiplier les points d'eau" mais il est directement contredit : "Non, ce n'est pas honteux. L'eau est offerte gratuitement, on ne peut pas râler s'il faut attendre un peu."

Et c'est vrai, nous l'avons vérifié, la file d'attente à cet endroit non loin de l'entrée principale fait une bonne cinquantaine de mètres. Idem devant un Food truck où ceux qui voudraient s'enfiler un hamburger s'impatientent. Dylan râle : "Les enfants ont faim et ça fait déjà plus d'un quart d'heure qu'on attend. Ça ne vaut pas la peine d'aller ailleurs, c'est le troisième endroit qu'on essaye et c'est partout la même chose."

Le tour accompli sur place montre que les râleurs n'ont pas totalement tort. A de nombreux endroits, les files s'allongent au point de bloquer régulièrement les axes d'accès. Les nouveaux arrivants doivent slalomer pour atteindre l'esplanade ce qui implique parfois de petits énervements. Heureusement, la bonne humeur ambiante fait que la tension ne monte jamais vraiment. Par contre, contrairement à ce que nous ont annoncé certains visiteurs, les toilettes publiques sont nombreuses et pas trop encombrées. 

Jean-Pascal (non, pas le patron de Solidaris) anime une attraction pour les enfants. Il défend les organisateurs : "L'esplanade a été réduite suite aux nouveaux aménagements et il a fallu revoir l'implantation d'un tas d'activités. Il manque peut-être de points d'eau mais bon, l'eau est gratuite, c'est un manque à gagner pour l'organisation et je sais qu'ils tentent de créer d'autres points de distribution. On est peut-être victimes du succès du festival mais accepter moins de monde aura des répercussions sur le montage financier. Je reste optimiste. Les Solidarités évoluent sans cesse et je suis persuadé que des solutions seront trouvées pour la prochaine édition."