Namur Les fraises de Wépion ont une semaine d’avance grâce au beau temps de février.

Ces derniers jours, on a vu les raviers de fraises arriver dans les aubettes situées chaussée de Dinant à Wépion. La saison des fraises ne démarre généralement que début mai, mais peut varier en fonction de la météo.

A Wépion, Pierre-Alexandre Canivez démarre la vente ce mercredi à 14 heures rue Marcel Lecomte . "Nous ferons une première cueillette ce mercredi 24 avril, puis nous laisserons aux fraises le temps de re-mûrir jusqu’au week-end", explique le jeune cultivateur qui a cru que la culture prendrait encore plus d’avance au regard du beau temps observé en février.

"On a eu 3 semaines de beau temps et ça a accéléré la pousse. Puis il a fait plus froid donc on a retrouvé des cultures plus habituelles pour la saison. On aura finalement une semaine d’avance", explique Pierre-Alexandre Canivez.

Puisque les derniers jours ont été baignés de soleil, les premières fraises sont déjà très sucrées. "En général, les premières de la saison sont à maturité, elles ont la bonne taille, mais il faut attendre la mi-mai pour qu’elles soient plus sucrées. Ici, on y est déjà", se réjouit ce puriste de la fraise.

Ici, en saison , on fait la cueillette chaque matin pour vendre les fraises le jour même, pas le lendemain. Pas de frigo, directement du champ à l’aubette et au consommateur pour garder un maximum de goût. "Je vends toute ma production moi-même en aubette, sauf une petite quantité qui va chez les boulangers pour leurs pâtisseries et je n’achète pas de fraises ailleurs, même quand il y a une baisse de production : les gens savent que mes fraises viennent de mes champs", précise celui qui s’est lancé il y a 5 ans.

Ici, on ne transige pas avec la saisonnalité. "La saison de la fraise, c’est mai et juin. Je ne joue pas les prolongations avec des plants frigo : les fraises sont plus petites, moins goûteuses et demandent plus de produits phyto. D’une manière générale, je ne mets rien sur le fruit comme ça les clients ne doivent pas laver les fraises.",

Sa vocation lui vient de son père. "Il a toujours eu la nostalgie du temps où pas mal de Wépionnais cultivaient la fraise. Ça lui a fait plaisir quand je me suis lancé là-dedans après mes études. D’ailleurs mes parents viennent me donner un coup de main."