Grégory (prénom d'emprunt), né en 1998, était présent devant le tribunal correctionnel ce vendredi pour faire opposition à un jugement rendu par défaut et le condamnant à un an de prison pour vol avec violence et association de malfaiteurs. En mars 2017, lui et 3 autres Jambois voulaient partir en vacances mais n'en avaient pas les moyens. Lise (prénom d'emprunt), suggère alors de se procurer les fonds nécessaires en dépouillant une connaissance, dealer de drogue à ses heures perdues. Après un repérage des lieux effectué par Lise au moyen de son téléphone, deux hommes se sont présentés la nuit du 30 au 31 mars cagoulés et équipés d'une arme factice chez le vendeur de drogue et lui ont dérobé des stupéfiants, mais aussi un téléphone, une playstation, de l'argent ...
Si Lise et ses deux "gros bras" ont déjà été condamnés pour ces faits, l'objectif de l'audience d'hier était de déterminer la réelle implication de Grégory dans ceux-ci. " Je conteste. J'ai entendu parler des faits mais je n'y ai pas participé", affirme le jeune homme à l'audience. Le substitut Kerkhofs lui lit alors des messages qu'il a lui-même rédigés le 29 mars sur le coup de 22h :  " A l'aise, si on peut y aller demain, ça dégomme, dis-moi."
L'avocate du prévenu plaide l'acquittement et indique : " Mon client n'était pas présent, c'est établi. Les sms échangés ne constituent pas des actes de participation. Il voulait impressionner la jeune fille avec qui il conversait. Il regrette aujourd'hui ces 3 échanges de messages. Il ne savait pas quand, ni où, ni comment devait se dérouler le vol."
L'avocat de la victime, qui vit dans l'angoisse car menacée de représailles, relève pour sa part que Grégory était présent quand le projet de vol a été élaboré, qu'il a envoyé des sms afin d'en encourager la réalisation et que sa culpabilité est donc engagée.
Le substitut Kerkhofs demande la confirmation du jugement condamnant le prévenu à un an de prison mais ne s'oppose pas à une peine de travail. Elle précise : "Il était bien présent quand, en association, ils ont réfléchi à la mise en oeuvre de ce vol avec violence. Jamais il n'a tenté de dissuader les trois autres d'agir de la sorte, il les encourageait même et venait à la pêche aux informations.Il semble aussi établi, via les sms, qu'il comptait prendre une part active dans le vol. Depuis lors, il est concerné par une tentative d'assassinat, des vols, des coups et blessures et des menaces."
Jugement le 18 décembre.