Namur Première réaction de Clémence, une jeune Jemeppoise : " On est grands et on dirait que le monde est tout petit."

Les vacances battent leur plein.

L’occasion pour Clémence, une jeune demoiselle venue de Spy de tester un vol en montgolfière, expérience inédite que nous avons décidé de partager avec elle.

On se retrouve donc sur le coup de 19 heures au lac de Féronval, plutôt réputé sur le site des lacs de l’Eau d’Heure pour son téléski nautique. Avec une petite crainte au départ pour notre aventurière du jour : "Je pensais qu’on pouvait avoir le vertige en montgolfière mais le pilote nous a assuré que ce n’était pas possible. On verra en vol."

Après les préparatifs et un briefing, nous sommes six à prendre place dans la nacelle qui va nous amener jusqu’à une altitude maximale de 120 mètres. La vue sur les lacs de l’Eau d’Heure est de toute beauté. "C’est super impressionnant, la vue est superbe", s’exclame Clémence très à l’aise. Après quelques minutes en l’air, la jeune Spyrou est tout sourire : "Le vol se passe de façon très conviviale, on se parle, on change de place, on plaisante. J’étais stressée avant le départ, mais en fait c’est surtout maman qui a provoqué ce stress et maintenant, ça va."

Ça va d’autant mieux qu’elle ne tarit pas d’éloges sur Geoffroy, notre pilote : "Je n’ai pas eu peur de l’altitude. Il nous a fait de petites blagues en vol qui auraient pu provoquer des frayeurs, notamment quand il s’est posé en plein milieu du lac de la Plate Taille et que l’eau est entrée dans la nacelle. Là, on a eu un tout petit stress quand même. Mais il a une manière de gérer son ballon de façon très tranquille. À tout moment, on a l’impression qu’on pourrait se crasher mais lui reste zen, il connaît parfaitement son matériel."

Le vent est faible et notre majestueuse montgolfière poursuit paisiblement sa course. Nous survolons le port de plaisance du lac. Au loin, on voit les fumées de vapeur de la centrale nucléaire de Chooz ou les carrières de Couvin. De l’autre côté, on aperçoit les terrils de Charleroi.

À bord, on est impressionné par les nombreuses explications techniques et anecdotes de notre sympathique pilote qui a notamment survolé le mont Blanc. Après plus d’une heure de vol, on atterrit sans heurt dans une vaste prairie. Pour Clémence, l’expérience est concluante. "Quand on est au sol, on ne s’imagine pas tout ce qu’il y a autour de nous et qu’on voit d’en haut. On a l’impression d’être nous très grands et que le monde est très petit."

Coûteux, un vol en Montgolfière ? En gros il faut compter 130 euros pour un vol qui dure plus ou moins une heure et demie. Mais le prix peut varier à la baisse sous certaines conditions.

Ce n’est évidemment pas donné mais les frais de départ sont élevés : un ballon tel que celui utilisé ce mercredi coûte près de 50 000 euros. Il faut ajouter les frais d’entretien et de fonctionnement ainsi que le transport. Parce que contrairement à d’autres, Geoffroy vous ramène au point de départ dans un minibus… après vous avoir offert une coupe de champagne.

Mais pour ce prix-là , pas question d’arriver au rendez-vous et de grimper dans la nacelle. Il vous faudra d’abord participer à la préparation du vol : dérouler le ballon au sol, préparer les brûleurs, installer les bonbonnes. Idem à l’arrivée. Après l’atterrissage, il faudra aider à vider l’air du ballon, le rouler pour le ranger dans son sac de transport, ramener la nacelle, les bruleurs et les bonbonnes dans la remorque… Mais tout ça se fait dans la bonne humeur et permet de se déconnecter réellement. Ça vaut bien son prix !

Renseignements : https://www.facebook.com/ballonevasion/

LEF