Namur

Martin (prénom d'emprunt) comparaissait devant le tribunal de Namur en mai dernier car son entreprise, active dans le secteur de la couverture de toitures, a laissé travailler des ouvriers sur des échafaudages non-conformes aux dispositions en vigueur en matière de sécurité sur les chantiers. Des irrégularités qu'a constaté l'inspection du bien-être au travail le 5 mars 2018 sur un chantier à Incourt.

Le prévenu, gérant de la société expliquait : " Nous avions beaucoup de chantiers ce jour-là. Vers 5 h 45, les 4 ouvriers ont chargé de bonne foi ce qu'il restait comme matériel sans m'en avertir."

L'auditeur du travail s'était aussi exprimé : " Il y a des antécédents. En 2008, un contrôle a eu lieu à Marche. Un avertissement a été donné, mais le chantier a continué. La même situation s'est reproduite à Hotton en 2016. En mars 2018, des échelles sur taquet étaient utilisées alors que c'est interdit depuis de nombreuses années. Les patrons ont l'obligation d'assurer la sécurité de leurs travailleurs. L'écart entre l'échafaudage et la console était trop important, les garde-corps n'étaient pas ceux d'origine et il n'y avait pas de filet anti-chute, souvent fatales lorsqu'elles se produisent depuis de telles hauteurs." L'auditeur réclame une amende de 4.000€ pour Martin et une de 2.000€ pour le co-gérant de la société.

Le tribunal a rendu son jugement ce mercredi. Martin obtient la suspension du prononcé de la condamnation pour une durée de 3 ans.