48 tombes avaient été vandalisées l’été dernier dans trois cimetières gaumais.

Le tribunal correctionnel a condamné trois hommes et une femme poursuivis pour avoir dépouillé les sépultures de plusieurs cimetières gaumais.

Des croix arrachées pour être découpées puis revendues à la ferraille. Des plaques commémoratives détruites et laissées sur place parce qu’elles n’avaient aucune valeur marchande.

Au total, 48 tombes dont celle d’un enfant, seront pillées à Saint-Mard, Bellefontaine et Jamoigne entre le 1er juin et le 9 juillet derniers.

Des faits honteux, selon les propres mots du parquet. « Tout le monde doit se sentir touché. Chacun a déjà été se recueillir sur une tombe. Ce moment d’intimité a été violé. C’est un crime et un délit grave sur le plan pénal. Une honte sur le plan moral » insistait Christophe Delait.

Le tribunal a condamné le meneur, le chef de l’association de malfaiteurs, à deux ans de prison ferme. Il restera en prison où il se trouve en préventive depuis juillet.

L’homme qui l’accompagnait, le véhiculait et faisait le guet devant la grille des cimetières pendant les vols, écope d’une peine de travail de 200 heures ou 1 an de prison en cas de non-exécution. Sa compagne, qui prêtait sa voiture et mettait son garage à disposition pour la découpe des objets volés, est condamnée à 3 mois de prison avec sursis pendant trois ans.

Enfin, le jeune homme qui a prêté sa carte d’identité aux voleurs pour la revente chez le ferrailleur, devra prester une peine de travail de 120 heures ou 6 mois de prison en cas de non-exécution.

Au civil, le tribunal condamne solidairement les quatre condamnés à rembourser, dans un premier temps, 19 des 54 parties civiles concernées qui ont pu justifier avec précision le dommage subit.