Quatre policiers de la zone Flowal ont été amenés à intervenir au domicile de Florennois, dans la nuit du 24 au 25 janvier 2018. Un de leurs amis, ivre, refusait de quitter les lieux. La venue de la police n’a pas changé grand-chose. Il s’est d’abord montré insultant puis violent lorsqu’il a fallu procéder à son interpellation. "Les policiers ont essuyé des coups de pied et des insultes. Il a même tenté d’en mordre un. L’une des policières était enceinte et a été en incapacité de travail pendant trois mois", a précisé l’avocat des parties civiles. Un autre policier a quant à lui eu une dent cassée.

Des faits reconnus par le prévenu, né en 1987. "Je prenais des médicaments pour ne plus consommer d’alcool mais, ce soir-là, j’avais bu. " Libéré le lendemain, le prévenu a directement été remis en détention préventive car le juge d’instruction venait d’apprendre que dans les heures qui ont précédé cette première scène, il avait volé une carte de crédit à un ami et une bouteille de vodka rouge.

Un mois plus tard, l’homme s’est rendu au commissariat pour récupérer le cordon de son pull, qui lui avait été retiré lorsqu’il a été mis en cellule. Cela s’est mal passé et deux policiers l’ont arrêté en utilisant la manière forte. "Vous avez emmerdé votre monde. On vous a demandé de partir, ce que vous n'avez pas fait. Quand un policier vous demande quelque chose, cela s'appelle une injonction. Vous n'avez pas le choix", a requis le parquet de Namur qui demande 18 mois avec sursis ou une peine de travail. 

Une rébellion contestée par la défense qui indique que son client a été victime de gifles, d’une clé de bras et d’un étranglement sans avoir été violent ni insultant. En réalité, il aurait simplement demandé au policier comment allait la dent de son collègue blessé un mois plus tôt. Une remarque sans doute trop provocante aux yeux de l'uniforme. Une plainte au comité P a été déposée mais le rapport n'est toujours pas connu. "Quand un manifestant est assis et refuse de se lever, ce n'est pas une infraction. Ce que mon client a pu dire ce jour-là ne justifiait pas la violence." Jugement le 20 avril.