Ils souhaitaient un respect de la législation dans le respect de tous.

Quelques jours après l'annonce de la fermeture définitive de « la Bricole », la boite de nuit située à Foy-Notre-Dame (Dinant) depuis plus de 40 ans, les riverains se sont exprimés.

Depuis avril dernier, la boîte de nuit avait l'obligation de fermer ses portes à 4h30, au lieu de 6h00 auparavant. Cela a été le fruit d'un compromis trouvé entre des riverains dérangés par toutes sortes de nuisances et les exploitants, avec différents acteurs politiques comme « arbitres. » Malgré ce compromis, le chiffre de fréquentation de « la Bricole » a diminué, provoquant sa fermeture en 2017. « Il y avait une ordonnance de fermeture, la législation est la même pour tout le monde. Nos plaintes existent depuis quarante ans, mais il a fallu le temps aux riverains de comprendre que si on ne les formulait pas aux bonnes personnes, elles tombaient à l'eau », explique une riveraine souhaitant rester anonyme.

Malgré le compromis de fermeture à 4h30, les riverains subissaient encore trop de nuisances. « Outre la musique, il y avait la gestion de la route et du parking : les gens saouls qui chantent, qui klaxonnent, qui crient ou se battent. L'accord était qu'à 4h30, le parking soit vide. Or, on coupait seulement la musique à 4h30. Le caisson de basse qui devait être coupé a été rallumé depuis belle lurette. Lors des réunions chez le ministre Di Antonio, on a demandé des garanties, un suivi de la police. Il n'y a rien eu de tout cela. M.Henroz est de bonne foi mais tout le monde ne l'est pas. Le week-end, normalement, on se repose. Sauf ici! »

Les riverains pointent également d'autres problèmes que les nuisances, allant jusqu'à évoquer un accord tacite entre la commune et les exploitants. « Le sas extérieur est construit sur un chemin communal, il n'y a aucune autorisation pour les tentes extérieurs et le permis d'exploitation est caduque car la Bricole n'est pas aux normes en matière de sécurité. Mais on ne dit rien. »

Pour cette année 2016, la direction a d'ores et déjà annoncé que les entrées seraient gratuites les vendredis et samedis. « On sait que ça va être le bordel... On n'a jamais voulu la mort de la Bricole. On voulait simplement que l'ordonnance de fermeture soit respectée. A ma connaissance, je ne connais aucun riverain qui défend la Bricole mais certains ont peur des représailles. Cela va des coups de klaxons aux pots de fleur cassés. Il n'y a pas que des enfants de chœur qui fréquentent cet établissement. En 2013, un cocktail Molotov a été lancé sur l'établissement. Notre demande était, je pense, légitime. »