Tout au long des trois jours, il tire le portrait de dizaines de festivaliers, pour le plaisir

Albert Blond est un photographe bien connu du microcosme namurois. On le voit partout. Amoureux de sa ville, il n'en rate pas un événement. 

On le retrouve bien évidemment aux Solidarités où il doit réaliser un petit reportage pour un sponsor. Quelques photos, pas plus. Mais ici, lui que se définit avant tout comme un photographe de rue, prend son pied : "Je suis surtout un photographe humaniste, j'aime saisir des visages et créer une relation avec les gens. J'ai besoin de me fondre dans le public, de photographier aussi ce qu'il voit. Aller dans la fosse devant la scène pour faire des photos des musiciens, ça ne m'intéresse pas. En plus, là, ce qu'on voit le mieux, ce sont les trous de nez du chanteur, ce n'est pas intéressant !"

Durant les trois jours du festival, il est sur place de 10 heures du matin à minuit. Il s'amuse. "Je veux chaque fois faire la belle photo, derrière chacune il y a un vrai travail. Même si j'en fais beaucoup, je ne fonctionne pas à l'automatisme." Pourtant il est sollicité. Sans arrêt, des festivaliers lui demandent une photo d'eux. Jamais il ne refuse : "Si on m'interpelle, c'est qu'une photo m'attend. Je ne dis jamais non, je discute un peu avec les gens pour créer le lien et parfois je leur propose de se placer autrement, par rapport au cadre ou à la lumière." Après ce long week-end, il retravaillera chaque photo et les enverra gratuitement en haute définition à celles et ceux qui lui ont laissé leurs coordonnées… ou qui le contacteront via sa page Facebook. Quand on vous dit que la photo pour lui est avant tout un plaisir…

Présent à chaque édition, il a vu évoluer ce festival. Ce qui le frappe avant tout, c'est la place laissée aux enfants. "On n'en voit pas qui s'ennuient. Les activités qui leurs sont réservées sont bien réparties sur l'ensemble du site. C'est véritablement un festival des familles." Seule critique négative selon lui, le manque de points d'eau. Les organisateurs sont peut-être dépassés par leur succès mais parfois, certains ont été obligés de faire la file près d'une heure pour bénéficier de ce précieux breuvage par cette chaleur intense.