Namur Plus que jamais, les organisateurs réaffirment leur attachement à Namur

Les Solidarités ont sans doute connu leur plus belle édition, ce week-end, sur les hauteurs de Namur. Tout particulièrement samedi soir, avec le concert tant attendu de Angèle, donné sur le coup de 21h sur une esplanade que personne n’avait jamais vue aussi remplie

Au moment de dresser le bilan, Jean-Pascal Labille, secrétaire général de l’Union nationale des Mutualités socialistes - Solidaris, et Martin Wauthy, directeur du festival, ne cachent pas leur satisfaction. "En 3 jours, nous avons accueilli près de 60.OOO personnes, dont 15.000 enfants de moins de 12 ans", annonce Jean-Pascal Labille. "Les Solidarités sont plus qu’un festival, il y a des éléments qui dépassent la musique et en font un événement familial."

A quelques heures de la fermeture du site, les organisateurs sont déjà certains de plusieurs choses : "L’an prochain, le festival sera bien reconduit sur 3 jours. La journée du vendredi fera toujours la part belle aux débats, qui ont rassemblé un millier de personnes."

Le festival restera-t-il à Namur, vu les travaux en cours du pavillon de Milan et ceux, à venir, du stade ? La question ne se pose même pas. "Le site est exceptionnel et nous avons un désir ardent d’y rester. Nous avons fait avec les travaux cette année et ferons avec dans le futur." On imagine difficilement comment la ville de Namur pourrait également se passer d’un événement aussi fédérateur et dynamique sur son territoire.

Et pourtant, sans doute à cause de la place occupée par le pavillon (il pourrait être intégré au festival une fois terminé), tout n’a pas été parfait. De nombreux festivaliers se sont plaints de la longueur de certaines files pour obtenir à manger et à boire samedi. Ce qui, au final, est le cas dans tous les festivals pour des journées sold out. Quant au site, certains estiment qu’il était trop engorgé samedi soir, pour le concert d’Angèle, auquel 9000 enfants ont notamment assisté. Au final, aucun incident n’aura été relevé. "Nous avons, de plus, connu une panne informatique importante de notre système cashless, le jour le plus important de l’histoire du festival, vers 18h, l’heure la plus critique", explique Martin Wauthy. "3 à 4000 enfants de moins de 12 ans, pour qui le festival était gratuit, sont venus sans tickets, ce qui nous a un peu pris de court. Mais nous ne voulions évidemment pas les refouler à l’entrée. Entre l’ouverture de vendredi et dimanche, nous avons doublé le nombre de fontaines où l’eau était gratuite, nous sommes passés de 6 à 12 afin de répondre à la demande, liée à la chaleur du week-end. Quant à l’affluence sur le site, nous avons eu une vingtaine de contacts avec la police et les pompiers samedi et ils ont maintenu leur feu vert, nous leur faisons entière confiance."

JVE