Les trois hôpitaux namurois ont décidé, ensemble, de ne plus accepter aucune hospitalisation à partir de ce lundi sauf les seuls cas d’urgence médicale, indique le bourgmestre Maxime Prévot dans un communiqué de presse. Les consultations ont donc toujours lieu, mais pas les hospitalisations qui ne sont pas urgentes. Les activités non-urgentes sont suspendues. 

Le bourgmestre commente : "Depuis une semaine, les chiffres s’emballent. Si Namur a été relativement épargnée au printemps dernier lors de la première vague, il n’en est plus rien à présent avec cette seconde vague. Les contaminations à Namur sont exponentielles mais surtout, et c’est bien là l’élément le plus préoccupant, les hospitalisations se multiplient elles aussi et sont plus problématiques qu’en mars dernier. Les responsables hospitaliers namurois sont d’ailleurs particulièrement alarmés par l’explosion des hospitalisations. Ça craque désormais de partout, tandis que le personnel est épuisé et se fait rare en raison des maladies ou quarantaines, alors que nous avons plus que jamais besoin de bras dans nos unités de soins.Des contacts ont également été établis avec la Défense, pour que sa composante médicale puisse venir en renfort en milieu hospitalier ou dans nos seigneuries."

Namur devient progressivement une ville où le taux de contamination inquiète. Il est en effet désormais supérieur à la moyenne wallonne. Namur décide également de mesures complémentaires qui entrent elles aussi en vigueur ce mercredi 28 octobre et produisent leur effet jusqu’au 15 novembre inclus. Les stages et plaines de vacances sont interdites pour les enfants à partir de 12 ans. Les réunions des mouvements de jeunesse sont interdits aussi pour les 12 ans et plus. Les cours de l’Ecole des Beaux-Arts et du Conservatoire ne peuvent plus non plus se dispenser en présentiel pour les élèves à partir de 12 ans, dès ce mercredi et jusqu’à la reprise scolaire le 12 novembre.

"Pour rappel, les contacts avec l’administration centrale de la Ville ou du CPAS ne peuvent se faire désormais que par téléphone ou sur rendez-vous. Les mesures régionales sont aussi d’application pour nos maisons de repos publiques ; soit un seul visiteur par période de quinze jours par résident. Il n’y a plus de sortie autorisée au domicile d’un membre de la famille ni de visite en chambre à l’exception de situations médicales délicates, telles la fin de vie et le syndrome du glissement."

En matière sociale, des problèmes se posent : "Au vu de l’absence croissante du personnel qualifié, je vous confesse que nous éprouvons des difficultés à assumer l’encadrement suffisant en nombre et en compétences pour l’abri de nuit pour sdf et le chauffoir (abri de jour). Nous sommes actuellement contraints de réduire le nombre de personnes à pouvoir accueillir à l’abri de nuit faute de bras. Afin de devoir éviter d’activer l’arme ultime offerte aux bourgmestres qu’est la réquisition de personnel sur notre territoire, je lance un appel pour que les personnes qualifiées dans l’accompagnement de sdf ou plus largement les personnes présentant un diplôme d’assistant.e social.e ou d’éducateur.trice puissent se faire connaître auprès du service de cohésion sociale de la Ville."

Diverses mesures sont rappelées : les piscines sont fermées au public, le porte-à-porte est interdit et le port du masque est obligatoire dans les cimetières et aux entrées et sorties des écoles, lieu où trop souvent encore on déplore un non-respect de cette obligation. "Des filtres à glisser dans les masques en tissu restent disponibles en nombre auprès devotre administration communale. Manifestez-vous à l’Espace Participation rue de Fer, à côté de l’entrée principale de l’Hôtel de Ville, si vous en désirez."