Une première en Wallonie. Ça roule pour les vélos partagés

NAMUR Samedi “Li Bia Velo”, le nouveau système de vélo partagé a été lancé par l’échevine P. Grandchamps aux côtés du bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, du ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, de la co-présidente du parti Ecolo, Emily Hoyos, et de la ministre Tillieux.

Les Namurois étaient invités au Grognon à enfourcher l’un des vélos pour le conduire dans une des 24 stations. Et la drache nationale n’a pas freiné ni les coups de pédale ni la bonne humeur des candidats-cyclistes toutes générations confondues.

Une délégation du comité de riverains de la rue de Dave, connu pour ses coups de gueule en termes de mobilité, était de la partie : “On n’est pas que négatifs. Il y a une station de vélos-libres dans notre rue. C’est plus pratique que de sortir son vélo du garage…”

Plus de 250 abonnements ont déjà été distribués. “C’est un bon départ”, a salué l’échevine de la Mobilité.

Comme certains cabinets ministériels, le Parlement wallon a offert un abonnement à ses fonctionnaires et parlementaires.

L’ASBL Gau songe aussi à utiliser les vélos-libres. Le ministre Henry a rappelé, pour sa part, que 18 millions d’euros ont été consacrés au plan Wallonie Cyclable et aux dix communes pilotes, dont Namur fait partie. 66 panneaux double face et 24 panneaux simples seront exploités par la société JC Decaux, leader mondial des vélos libres. En marge de cette inauguration, une dizaine de personnes s’autoproclamant “objecteurs de croissance et indignés de Namur” ont manifesté pour protester contre le financement publicitaire du projet :” Non Li bia vélo n’est pas convivial, bon pour la santé et l’environnement. Ses panneaux publicitaires défigurent la ville, promeuvent des transports polluants, encouragent la malbouffe, l’endettement, la surconsommation… c’est indécent !”

Présent, M. Decaux lui-même est allé sympathiquement à leur rencontre, mais les contestataires n’ont pas fléchi.” Li Bia Velo est financé par la publicité qui n’est pas une fin en soi. Mais il s’agit d’un mode de financement qui ne fait pas appel aux citoyens ou au financement de la Ville.”, a indiqué Patricia Grandchamps.



© La Dernière Heure 2012