Il y a un mois, le nombre de contaminations dans les cinq maisons de repos namuroises gérées par le CPAS était en augmentation. Il y avait d’ailleurs un cluster, c’est-à-dire au moins dix cas positifs, au Grand-Pré à Wépion. Même si la majorité était asymptomatique, une aile avait alors été dédiée au Covid.

Une situation qui appartient au passé. Il faut dire que le nombre de tests réalisés depuis l’été a souvent permis d’anticiper les événements. "Nous avons effectué 2400 tests PCR et 900 salivaires, une technique pour laquelle Harscamp était une maison pilote il y a quatre semaines", précise le président du CPAS, Philippe Noël. "Nous ne déplorons plus que quatre cas positifs, dont un seul résident qui est asymptomatique."

Toutes les visites peuvent donc se dérouler normalement et elles ont même été accentuées. "L’AVIQ recommande un seul visiteur par résident et toujours le même pendant quinze jours. Je connais une dame qui a six enfants. Avant de les voir tous, il lui faut trois mois, ce n’est pas vivable. Depuis ce lundi, nous avons donc autorisé deux visi teurs en même temps et ils ne devront plus nécessairement être les mêmes pendant deux semaines. À partir du 1er janvier, nous aurons du personnel en plus sur base volontaire, ce qui permettra d’organiser plus facilement toutes les rencontres, que cela soit la réservation d’une plage horaire, l’accueil des familles ou la désinfection du dispositif."

Le sujet de la vaccination s’est également invité au conseil communal. Le personnel et les résidents des maisons de repos constitueront le public prioritaire mais encore faudra-t-il qu’ils aient l’envie de franchir le pas. "Comme pour le vaccin contre la grippe, nous ne pouvons bien entendu contraindre personne. Nous avons effectué un petit sondage et il semble que seuls 30 à 40 % du personnel comme des résidents soient prêts à se faire vacciner. Il va falloir faire preuve de pédagogie pour combattre ces réticences. Ils ont aussi besoin que l’exem ple vienne d’en haut. Je le dis à moitié en souriant mais s’ils ont besoin d’une démonstration, le bourgmestre et moi pourrions nous en charger."

Mais en attendant qu’un vaccin soit disponible, le testing est toujours d’actualité sur tout le territoire. Sur les trois sites namurois, il a été procédé à 150 tests quotidiens en moyenne cette dernière semaine. Une légère augmentation (+20) mais il est à rappeler que la capacité est de 2000 par jour.

Le centre de soins intermédiaires installé du Beau Vallon il y a un mois, sera fermé pour Noël au plus tard et n’accueille déjà plus de nouveaux patients depuis la fin novembre. Il pourrait malgré tout rouvrir après le Nouvel An pour accompagner la phase descendante des hôpitaux ou en cas d’éventuelle troisième vague.

Enfin, les bénévoles joueront un grand rôle dans les semaines à venir, non seulement dans les maisons de repos mais aussi pour l’opération "Gardons le contact" qui vise à appeler des personnes isolées. Ils renforceront également le chauffoir dont la capacité d’accueil (26) pourrait être augmentée et les plages horaires (16-20h) élargies.