Mardi soir, le conseil communal de Namur se réunit pour la rentrée. La séance est fixée à 18 heures à huis-clos (mesures sanitaires obligent) et sera retransmise sur le site web de la ville. Ce que l'on ne verra pas, c'est le comité d'accueil qui se tiendra devant l'hôtel de ville. Les mandataires communaux ont l'habitude d'être accueillis par les activistes d'Extinction Rébellion qui pressent le conseil à agir devant l'urgence climatique.

Cette fois, c'est à l'initiative d'une poignée de militants Écolo notamment et de citoyens - Écolo faisant partie de la majorité namuroise - que la manifestation aura lieu afin de faire pression contre la fermeture de la piscine de Salzinnes, fixée à la fin du mois de décembre. Dans 4 mois à peine, la plus belle piscine de Namur, la plus ancienne et le plus fréquentée, fermera définitivement ses portes. Cela a été annoncé début mars. Une pétition a été mise en ligne pour la sauver dans les jours qui suivent, mais elle a été occultée par la crise du covid-19. Elle reprend de plus elle et approche des 3.000 signatures. https://secure.avaaz.org/community_petitions/fr/college_et_conseil_communal_sauvons_la_piscine_de_salzinnes/?cIudgkb&utm_source=sharetools&utm_medium=copy&utm_campaign=petition-885233-sauvons_la_piscine_de_salzinnes&utm_term=Iudgkb%2Bfr&fbclid=IwAR042kD336nqINRJ3JQwEKPQHRjQ5oLvEudCZ4_qG3zeCIYQJRLJ1EtThO8

La ville a préféré investir dans la piscine de Jambes et de Saint-Servais. "Environ 1,5 million € ont déjà été injectés à Jambes. Et le Bureau d’études Bâtiments de la Ville nous annonce qu’un investissement complémentaire de 6 millions € sera requis pour mettre complètement l’outil à niveau par rapport aux diverses nouvelles normes (sanitaires, sécuritaires, PMR,…). Nous ferons bel et bien cet investissement conséquent pour mettre la piscine de Jambes à niveau durant cette mandature. La piscine de Saint-Servais vient de rouvrir il y a quelques jours après un long et profond chantier de rénovation qui aura coûté 5,5 millions €", rappelait le collège.

Quant à la piscine de Salzinnes, la plus mal en point, nécessiterait 14 millions €. "Une telle somme, pour ne quasi rien avoir fonctionnellement de plus que l’actuel service (vu que l’essentiel des coûts est lié aux techniques spéciales, chaufferies, bétons, isolations, machineries, bassins, circuits d’eau, etc. c’est-à-dire rien de directement perceptible pour l’usager), cela nous apparaît totalement déraisonnable."

Un argument que certains ne veulent pas accepter, demandant à la majorité namuroise plus de créativité pour sauver un pan du patrimoine local, une piscine idéalement située près du centre-ville et utile à la collectivité.