TAQUA, une nouvelle spin-off de l’UNamur a récemment mis au point une nouvelle technologie : STREAM®, une sonde de fluorescence et de turbidité qui permettra d’en savoir plus sur les eaux souterraines, stockées dans les roches aquifères, et qui constituent la majorité de l’alimentation en eau potable de la population mondiale.

Comment savoir à quelle vitesse elles s’écoulent, par quel tracé précis elles passent, comment identifier leurs potentielles sources de contamination et d’interaction ? C’est à ces réponses que TRAQUA veut apporter des réponses via sa nouvelle technologie. Car en Wallonie, 80 % de l’eau de distribution provient du sous-sol. Ces eaux souterraines sont pourtant extrêmement vulnérables aux activités humaines en surface. "Mieux les connaître, pour mieux gérer leur utilisation et les protéger, est donc une mission indispensable pour garantir un accès pour tous à l’eau et à l’assainissement dans le futur. C’est celle que se fixe TRAQUA", indique-t-on à l’UNamur. "Notre objectif est de proposer des méthodes et des données scientifiques pour documenter, analyser et résoudre des problématiques liées aux écoulements de l’eau. Le milieu visé n’est pas uniquement naturel. Nos méthodes peuvent être employées pour des analyses dans des réseaux artificiels (égouts, réseaux de distribution), des milieux industriels, des zones urbaines ou des chantiers de construction", explique Amaël Poulain, l’une des créatrices de la spin-off TRAQUA.

C’est via une sonde de fluorescence et de turbidité que les expertises hydrogéologiques et hydrologiques sont réalisées. Entièrement submersible, elle permet de mesurer automatiquement en continu sur le terrain, la présence et la concentration de nombreuses substances : traceurs artificiels, matières organiques, turbidité de l’eau, température, etc. L’objectif final est de fournir un maximum de caractéristiques sur l’écoulement de l’eau étudiée.