Cette semaine, Ecolo Sambreville se plaignait du manque de réactivité de la commune de Sambreville dans le dossier de la mobilité douce. "Ce manque d’actions concrètes du Collège est nouvelle une occasion manquée alors que la mobilité du 21ème siècle doit être réinventée", disaient entre autres les Ecolo.

Ecolo oscille entre simplisme et méconnaissance, réagissent les membres du collège échevinal dans un long communiqué.

Tout d’abord, selon le Collège, il faut savoir que Sambreville est parmi les communes les plus denses de Wallonie et de surcroît notre commune est traversée par des axes régionaux majeurs sur lesquels nous ne disposons que de peu de maîtrise. Ce qui n'a pas empêché le collège d'apporter une attention particulière à la mobilité et ce, pour la rendre toujours plus fluide, douce et propre pour le bien-être des citoyens de l’entité.

"Depuis de nombreuses années, des améliorations constantes ont été apportées à l’ensemble du réseau communal. Pour se faire, le Collège communal s’est doté d’un cadastre des voiries, outil permettant de prendre des décisions sur les rues à réhabiliter en priorité. Sous l’ancienne législature, de nombreuses rues on déjà été rénovées et le Collège entend bien continuer sur cette lancée pour la législature actuelle". 

Et d'apporter des exemples: "Pas plus tard que lors du dernier Conseil Communal, le Collège a présenté des montants supplémentaires afin de procéder à des travaux de raclage et d’asphaltage sur une dizaine de voiries sur Falisolle et Arsimont. Sur les 20 dernières années ce n’est pas moins de 40km de trottoirs qui ont été aménagés. Ce chiffre montre à lui-même l’énergie mise en place par le Collège pour rendre les trottoirs praticables et sécurisants pour les usagers. Les trottoirs aux abords des écoles on été entièrement refaits à l’exception de l’école communale d’Arsimont. Les deux centres villes, Auvelais et Tamines, sont passés en zone 30 afin de faciliter et sécuriser l’utilisation des rues pour les usagers faibles. Ces zones 30 permettent une fluidité du trafic et une utilisation plus harmonieuse pour chaque utilisateur. Certaine rues on été placées en sans interdit limité (SUL) ou en zone 30 pour fluidifier et sécuriser les accès aux écoles ou l’on retrouve beaucoup d’usagers faibles. De plus, des itinéraires cyclables on été concrétisés sur les voiries communales".

Néanmoins, selon le collège, il faut savoir que le plan de mobilité va être revu et, qu’à cette occasion une consultation va être organisée pour recueillir l’avis de la population Sambrevilloise.

Trois axes seront pris en compte :

  1. Diagnostique (le topo de la situation actuelle)
  2. Contraintes et Objectifs (analyser les souhaits et les faisabilités)
  3. Plan de Mobilité (objectifs et réalisation)

Pour Jean-Charles Luperto et ses échevins, la situation relative aux pistes cyclables est un peu plus compliquée que ce que le groupe Ecolo a bien voulu présenter hier: "Il faut savoir qu’une rue a une largeur de +/- 5 à 6 mètres, et que pour l’installation d’une piste cyclable il faut compter une largeur de 1,30 mètre avec le marquage. Si, pareille dispositif devait être mis en place, certaines rues devraient être mises en sens unique ou certaines places de parking devraient être supprimées ; pas sûr que se soit le souhait des habitants des rues qui seraient concernés".

Concernant les subsides de la Wallonie, le seul subside pour lequel le Collège n’a pas répondu, est celui lancé cet été par le Ministre de l’Environnement et qui était juste dédié pour des installations temporaires. Le Collège communal entend bien répondre à l’appel à projet pour lequel il semble que Sambreville puisse espérer 750000 euros destinés à des aménagements cyclables. L’étude est actuellement en cours.

En outre, le Collège communal reste particulièrement attentif et mobilisé, en vue de capter tous moyenssupplémentaires éventuels, en lien avec le SPW et la cellule RAVEL, plus particulièrement, en vue de compléter le réseau RAVEL sur le territoire sambrevillois. A cet égard, relate le communiqué, "il convient de souligner les réalisations déjà existantes telles que celle de la « liaison Gripelotte », permettant de relier les deux centres-villes de Tamines et Auvelais (intégrant la mise en lumière du bord de Sambre), et la liaison RAVEL de Tamines vers Velaine par la rue Saint-Martin".