"Tu vas les sentir, les coups de couteau. Ton sort est scellé. Je vais te découper les jambes devant tes enfants, pour les traumatiser." "Tu as bafoué mon honneur. À ta sortie de l’hôpital psychiatrique, je te viderai un chargeur complet." Voilà en substance le contenu de messages qu’envoyait un homme né en 1986 à sa compagne, durant leur relation, faite de fréquentes ruptures.

Ces faits de harcèlement et de menaces ont débuté en 2017 et ont duré jusqu’en 2020, période à laquelle la victime a enfin pris ses distances avec son bourreau. Car elle venait de vivre quatre ans de calvaire. Quatre ans d’insultes, de menaces et sans doute de coups. Des blessures ont en effet déjà constatées sur la victime. "Un nez cassé, une cicatrice à la lèvre,… Mais madame n’a jamais déposé plainte et a toujours saboté les enquêtes." Elle était sous la coupe de son homme. "Dans un message, il a également écrit "je t’ai bien niquée et torturée pendant quatre ans", ce qui laisse à penser qu’il n’y a pas eu que des menaces et harcèlement", a poursuivi le parquet de Namur.

"Monsieur menaçait et insultait quiconque de la famille se dressait sur son chemin. Madame était sa chose, son objet, son jouet", a précisé la partie civile. Preuve supplémentaire de la violence que pouvait afficher le prévenu, il a par deux fois brisé une fenêtre du logement de la maman de sa compagne. Dont une fois en lançant la grille d’un soupirail dessus.

Ce lundi, la défense a évoqué une jalousie extrême qui habitait le prévenu. "Il sait qu’il est malade." Et de demander un sursis probatoire. Jugement le 20 décembre.