Namur

Le président du CPAS de Namur tient à souligner l'effort d'adaptation des équipes pour le bien-être des résidents

3 questions à Philippe Noël président du CPAS de Namur, au sujet de l'approche Montessori appliquée depuis 6 mois à la maison de repos Le Grand Pré à Wépion.

D’où vient l’idée de cette approche Montessori ?

"Des équipes elles-mêmes. Le personnel devient, avant d’être soignant, d’abord un accompagnateur et un facilitateur. Mais ce n’est pas anodin pour ce qui est de l’organisation de travail, cela demande beaucoup de souplesse et des efforts constants."

De quelle façon ?

"C’est parfois compliqué pour le personnel qui vient de l’extérieur et qui n’a pas été à l’origine du changement. Il y a des méthodes de travail qui ont été apprises, mises en place, et que l’on demande d’oublier. Et même pour les autres, ceux qui ont fait ce choix en interne, il faut se rappeler régulièrement quelles en sont les raisons car c’est beaucoup plus compliqué à assumer au quotidien."

Ce système de résident à l’initiative donne-t-il des surprises ?

"Oui, il y a des choses auxquelles on n’aurait pas pensé. Au Grand Pré, les résidents ont demandé un piano car plusieurs d’entre eux ont été musiciens et aimeraient s’y remettre. C’est le cadeau du CPAS pour l’inauguration."