Namur

La fermeture temporaire du Musée de Croix est prolongée

NAMUR Le musée communal Grosbeeck de Croix est un ancien hôtel de maître du 18e siècle, situé rue Saintraint à quelques encablures de la place St-Aubain. On y trouve, reconstituée de façon magistrale, l’atmosphère d’une demeure aristocratique du Siècle des Lumières.

Cette demeure classée donne à voir au visiteur du mobilier, argenterie, faïences, porcelaines, verres, cristaux, peintures et sculptures. Un jardin d’inspiration baroque apporte une note de verdure à l’harmonie de l’ensemble.

Mais voilà le système de chauffage et d’isolation est vieux. Avec pour conséquence immédiate que la température à l’intérieur du bâtiment ne décolle pas. Avec 400 ans au compteur, les installations de chauffage et d’isolation (le musée est doté de simples châssis) sont loin des standards imposés de nos jours en termes d’économie d’énergie. Certes il y a un projet de rénovation de tout l’îlot des Bateliers qui va bien sûr changer la donne, mais pour l’heure on se contente au Musée de Croix de ces vieilles installations.

Le froid a donc obligé la Ville de Namur à fermer temporairement le bâtiment. C’est que les relevés des températures tournaient autour des 13°C à l’intérieur du bâtiment, portes et fenêtres fermées. Pour un visiteur qui viendrait à pointer le bout de son nez c’est supportable, mais pour le personnel qui demeure là des heures, c’est tout à fait impossible.

Une fermeture de deux jours avait été décidée. Mais vendredi, une nouvelle évaluation a été faite et au vu des prévisions météo, le musée sera encore fermé cette semaine, jusqu’à ce que le mercure décide de remonter. C’est le seul bâtiment communal qui cause des soucis. Pas de problème en revanche dans les écoles, où les chaudières sont entretenues régulièrement toute l’année.

À titre de précaution, un constant de 15° est maintenu, nous dit-on, histoire d’éviter que les canalisations d’eau n’éclatent au dégel Seule l’école communale d’Andoy, dans les portacabines, souffrent plus du froid : les enfants n’ont pas aussi chaud que dans les écoles en dur.



© La Dernière Heure 2012