Lors de la dernière séance du conseil communal de Namur, Anne Hubinon a appelé à davantage de collaboration pour répondre au sentiment d’insécurité des étudiants namurois. La cheffe de groupe Ecolo se base sur les résultats d’une enquête quantitative menée au mois de septembre par Thomas Bouillon, le président de l’AGE, et à laquelle ont répondu 1500 personnes, dont 90% ont entre 18 et 25 ans et 48% sont étudiants à l’Université.

 Les chiffres peuvent interpeller : 62% des répondants se sentent en insécurité, 74% ont déjà assisté à une agression à Namur, 55% en ont été la victime, 700, 200 et 100 personnes ont respectivement avoué avoir été agressés verbalement, physiquement ou sexuellement. Les zones considérées comme problématiques sont le quartier de la gare, le parc Marie-Louise ainsi que les rue Godefroid et de Bruxelles. 

Le bourgmestre Maxime Prévot a également reçu les résultats de cette enquête et s’est montré sensible à la problématique. «Nous avons déjà augmenté les patrouilles et créé une brigade urbaine », a-t-il précisé. «Des caméras de surveillance ont été installées et on est attentif à l’éclairage des voiries. J’ai reçu des chiffres du Chef de Corps de la Zone de Police pour compléter l’analyse de cette perception d’insécurité. Des éléments se recoupent d’autres pas. Il est convenu que le président de l’AGE et Monsieur Libois se rencontrent. Ce sera une première depuis quatre ans. Ces contacts sont pertinents, cela peut amorcer une discussion structurelle. »