Ces 13, 14 et 15 mai 2021, Namur en Mai fera vibrer à nouveau la capitale wallonne de poésie et d’art de rue. Le festival des arts forains se réinvente pour accueillir à nouveau le public, en toute sécurité.

Parmi les mesures mises en place, les spectacles se feront uniquement sur réservation et en plein air. Les distances seront respectées et le port du masque sera obligatoire. Comme les éditions précédentes, la moitié des spectacles seront payants et l’autre moitié seront proposés gratuitement. La différence majeure en 2021 sera au niveau de la capacité d'accueil du public. Si en 2019, Namur en Mai avait accueilli 240.000 personnes, une jauge maximale de 50 personnes par représentation devra être respectée cette année.

Qu’importent les jauges, qu’importent les mesures injustifiées pour le secteur, il tient à cœur du festival d’avoir lieu cette année. “Nous voulons répondre au besoin vital du public de retrouver la culture, aussi sûre qu’essentielle. Il était inconcevable d’annuler ce rendez-vous immanquable deux années de suite : que ce soit pour le public, pour les artistes ou pour l’ensemble du secteur et de nos prestataires.” affirme Samuel Chappel, directeur de Namur en Mai. ”Nos protocoles sont sûrs depuis des mois. Si nous pouvons produire un spectacle pour 50 personnes en toute sécurité, nous pouvons tout aussi bien le faire pour 400 personnes.” ajoute-t-il pour souligner l’incohérence des mesures actuelles.

Le Comité de Concertation se réunira ce vendredi, afin de trancher sur l’horizon culturel et le plan plein air de l’événementiel. Dans cette optique, les organisateurs demandent aux responsables politiques de libérer le secteur des mesures incohérentes qui l’étouffent depuis des mois. Pour tout un secteur en pleine crise, les organisateurs demandent au CODECO :

  • De rouvrir la Culture sans plus attendre, avec des mesures sécurisées mais réalistes ;
  • De donner au secteur des protocoles clairs pour imaginer des événements alternatifs et/ou à jauge réduite ;
  • De donner au secteur des perspectives claires : un événement, un spectacle ne se crée pas et ne s’organise pas en quelques semaines ;
  • D’autoriser, dès début mai, des spectacles avec une capacité de 200 personnes en plein air et 100 personnes en intérieur.
  • Des soutiens financiers concrets et des fonds de relance adaptés ;
  • D’acter l’autorisation d’un service minimum de la culture : avec 50 personnes en intérieur et de 100 en extérieur. Pour ne plus jamais fermer complètement la Culture, pour répartir équitablement le poids des mesures et apprendre à vivre avec le virus.