L'homme n'a pas apprécié que la jeune femme désapprouve sa consommation de drogue

La cour d'appel de Liège a condamné Amaury, 32 ans, un habitant de Namur, à une peine de travail de 200 heures ou à 10 mois de prison pour avoir étranglé sa compagne. 

 Le 26 août 2016, la police a été appelée à intervenir dans l'appartement d'une jeune femme à Namur à la suite de violence conjugale. Les inspecteurs ont constaté la présence de traces de lutte dans l'appartement mais aussi de consommation de produits stupéfiants. Amaury, a présenté une crise d'agressivité sous l'influence d'alcool et de produits stupéfiants.

Selon la jeune femme, son compagnon a quitté les lieux vers 20h30 pour s'acheter des produits stupéfiants. Elle a marqué sa désapprobation, ce qui a énervé Amaury. Ce dernier lui a frappé la tête au sol et l'a étranglé avec une couverture. La victime a perdu connaissance. Celle-ci a expliqué qu'elle avait déjà fait l'objet de violences antérieures. 

 Elle s'est sentie mal pendant quelques jours après les faits. Le suspect n'a pas nié les faits, mais a dit ne pas se souvenir de tout. Il s'est dit choqué par les blessures subies par sa compagne. Il avait consommé une bouteille de sangria complète et un rail de cocaïne pour "fêter le samedi." 

 Il a dit avoir eu une "absence" et avoir perdu le contrôle de ses actes. Il se souvenait avoir attrapé sa compagne au cou, puis l'avoir lâché lorsqu'il a pris conscience de ses gestes. La victime présentait une plaie en dessous de l'oreille et des traces de strangulation. Elle était sous le choc. 

Après les faits, le couple s'est séparé. L'homme a expliqué à la cour qu'il ne consommait plus de stupéfiants, à l'exception de cannabis, en quantités raisonnables. 

Amaury n'avait aucun antécédent judiciaire. La cour a relevé que les faits, certes graves, étaient anciens et isolés.