Dylan, 21 ans, un habitant de Namur, encourt une peine de cinq ans de prison devant la cour d’appel de Liège devant laquelle il doit répondre d’une tentative d’assassinat commise sur son beau-frère. Ainsi, le suspect n’a pas hésité à porter cinq coups de couteau au compagnon de sa soeur. Les faits ont été commis le 23 août 2020 dans la rue Maquet à Namur. Cela faisait quelques temps que le torchon brûlait entre la famille du jeune homme et l’autre protagoniste. “Il harcelait ma mère”, a indiqué le prévenu qui comparait détenu devant la cour. “Il fallait que je la défende”, a poursuivi cet homme au physique d’armoire à glace. La veille des faits, Dylan a vu sa maman revenir blessée au domicile familial. La dame avait été frappée par le compagnon de sa propre fille. En effet, ce dernier estimait que la dame n’avait pas assez rapidement lavé le linge sale de sa famille ! “J’ai eu un coup de colère”, a poursuivi Dylan. 

Le jeune homme a alors eu la mauvaise idée de donner menez-vous au beau-frère. Pour ce faire, il a utilisé le GSM d’un autre membre de sa famille. “Ils sont arrivés à trois. Il m’a porté un coup de poing. J’ai eu peur et j’ai sorti le couteau que j’avais dans la poche. Ok, les 5 coups de couteau sont complètement disproportionnés par rapport à ce qu'il a fait”, a admis le détenu. La victime a été touchée à l’abdomen, au thorax et à l’épaule. Les plaies n’étaient pas profondes, mais l’homme a subi une incapacité de travail d’environ deux mois et a dû être suturé. “Ma mère était harcelée depuis six mois”, a poursuivi Dylan. 

Depuis, le prévenu semble revenu à de meilleurs sentiments car lors de son audition à la police, mais aussi lors de sa rencontre avec le psychologue désigné dans son affaire, il avait déclaré qu’il ne regrettait absolument pas son geste. “Je voulais le découper et donner les morceaux aux lions”, avait-t-il déclaré. “Si il se passe quelque chose pendant que je suis ici, je ferais un carnage. Je les anéantirais tous.” 

En instance, le tribunal de Namur a prononcé une peine de sept ans de prison ferme à l’encontre du prévenu. Devant la cour d’appel, le parquet général a estimé que la victime n’était pas exempte de tout reproche et ne s’est pas opposé à une peine de cinq and de prison permettant un sursis probatoire. La défense a plaidé l’absence d’intention homicide et la préméditation en estimant qu’il n’était pas prévu de porter des coups de couteau. L’avocate a également demandé à ce que son client puisse bénéficier d’un sursis.