Namur

"Nous avons encore la possibilité d'activer des soutiens financiers et juridiques, d'engager une action civile ou des recours en justice", dit le porte-parole du collectif pour la sauvegarde du parc Léopold

Le collectif de sauvegarde du parc Léopold avait appelé à manifester lundi en fin de journée devant l'hôtel de ville de Namur. "Les premiers échos que nous avons reçus du projet dévoilé lundi matin à la presse par (l'entreprise de construction) Besix et la commune sont catastrophiques", a déclaré Marcel Guillaume, porte-parole. "Le parc et ses arbres centenaires ne seront certainement pas préservés et ce qu'on nous promet à la place n'a pas de sens", estime-t-il.


Pour rappel, c'est la mobilisation par ce collectif qui avait conduit à la consultation populaire en 2015. Dans le cadre de ce projet de centre commercial, il est une pierre permanente dans la chaussure des promoteurs et du bourgmestre et a réussi à retarder le projet de plusieurs années en mobilisant une partie des Namurois.

L'ambiance a été tendue lorsque Maxime Prévot et Frédéric van Marcke, directeur du développement chez Besix Red sont entrés à l'hôtel de ville. Mais c'est l'ensemble de la majorité qui était visée par les manifestants. Brandissant des panneaux marquant leur mécontentement face au projet du promoteur, la vingtaine de militants a aussi entonné des chants et des slogans. On a notamment pu entendre "Prévot mégalo, Ecolo collabo" ou encore "Aux armes citoyens".

Si ses espoirs sont maigres de voir les arbres du parc Léopold préservés, le collectif de sauvegarde du parc a cependant indiqué qu'il n'en resterait pas là. "Nous avons encore la possibilité d'activer des soutiens financiers et juridiques, d'engager une action civile ou des recours en justice", a souligné son porte-parole. "Si on voit mardi dans les médias que le projet fait effectivement l'impasse sur nos demandes et qu'on sent le soutien de la population, on ira jusqu'au bout."