Namur

L'ordre du jour du conseil communal de Namur de ce soir prévoyait d’une part le compte 2018 et d’autre part la modification budgétaire n°1. Le compte est la concrétisation du budget de l’année précédente, soit la situation au 31 décembre de l’année concernée. Il s’agit donc d’une « photographie » de ce qui a été réalisé tant en recettes qu’en dépenses, tant à l’ordinaire qu’à l’extraordinaire.

« Le compte 2018 qui vous est présenté aujourd’hui est globalement dans la droite ligne du budget 2018 et présente un résultat en boni à hauteur de 580.000 € (580.069,38 €). », estimait le bourgmestre Maxime Prévot. « Il est important de préciser que ce boni du compte 2018 doit également être augmenté des recettes dites « compensatoires », soit les recettes certaines mais n’ayant pas pu être constatées au 31 décembre, pour un montant total de plus de 1,9 millions € au global. Il faut également rappeler que ce résultat en boni est atteint tout en alimentant nos provisions et réserves pour près de 1 million €. »

Au niveau des additionnels au Précompte Immobilier, la recette est, pour cette année, supérieure au montant estimé de plus de 720.000 € et la croissance observée entre 2017 et 2018 est quant à elle de 5,80 %. En ce qui concerne les additionnels à l’IPP, ils sont très légèrement en-dessous des prévisions à concurrence de 284.000 €, soit moins de 1 % sous l’estimation.

Maxime Prévot poursuivait : « Les dépenses de dette sont inférieures de près de 700.000 € par rapport aux prévisions budgétaires, cet écart s’expliquant essentiellement par trois facteurs : une courbe des taux qui est restée favorable, le rythme de concrétisation de certains projets et également la gestion active de la dette menée à Namur depuis plus de 15 ans dont les effets ne sont plus à démontrer. La charge de la dette est donc également sous contrôle et représente aujourd’hui 10 % du total des dépenses ordinaires, ce qui est moins qu’en 2012 où, pour rappel, ces mêmes dépenses représentaient 11,4 % du total des dépenses ordinaires. On peut difficilement faire mieux en matière de stabilisation de la dette sur une législature. »

La modification budgétaire n°1 de 2019 a aussi été abordée. « La MB 1 se clôture en strict équilibre à l’exercice propre et au global (exercice propre + exercices antérieurs) tout en alimentant les réserves pour plus de 1,6 millions €.Les réserves qui étaient estimées à 18,6 millions € lors de l’élaboration au budget initial sont dès lors aujourd’hui prévues à concurrence de 19,8 millions € dont, rappelons-le, 3.650.000 € toujours dédicacés au CPAS. Par ailleurs et pour rappel, ces réserves s’élevaient à 16,6 millions € fin 2012 et dès lors, plutôt que d’avoir ponctionné dans celles-ci au cours de la législature précédente clôturée par ce compte 2018, nous les avons finalement majorées de plus de 3 millions € ! »

Et au bourgmestre d'analyser : « Le total des recettes ordinaires augmente de 561.410 € et l’ensemble des dépenses ordinaires augmente de 645.273 €. Ces variations sont marginales puisqu’elles sont de l’ordre de 0,30 % en recettes et de 0,34 % en dépenses. L’exercice propre se dégrade de 83.563 € mais est très largement compensé par de très bons résultats aux exercices antérieurs pour près de 1,7 millions € comme expliqué dans le cadre du compte 2018. »

Les dépenses de fonctionnement augmentent globalement de près de 600.000 € (soit + 1,99 %) pour notamment des honoraires divers, le carburant pour les véhicules, l’entretien des aires de jeux, des assurances, ou encore divers mouvements compensés entre articles.Les dépenses de transfert augmentent globalement de l’ordre de 67.000 € dont notamment 63.000 € pour soutenir le festival des Solidarités et asseoir son ancrage namurois ou encore 34.000 € pour investir dans l’accueil extrascolaire. Enfin, les dépenses de dette diminuent de près de 200.000 € en raison des nouvelles prévisions de charges de la dette au regard de l’état d’avancement des projets d’investissement.