Faisant suite au Comité de Concertation de vendredi, le bourgmestre de Namur Maxime Prévot a décidé de rendre à partir de mercredi le port du masque à nouveau obligatoire dans le centre-ville (c’est-à-dire toute la corbeille namuroise, y inclus le Boulevard du Nord à Bomel et l’Enjambée), et dans les principales rues commerçantes de Jambes (Avenues Bovesse et Materne), de Salzinnes (rue Patenier), de Bouge (Chaussée de Louvain) et de Saint-Servais (route de Gembloux). Il sera également obligatoire sur les berges de Sambre et de Meuse (le halage) entre les trois écluses de La Plante, des Grands Malades et de Salzinnes. Et ce sur les deux rives.

Le bourgmestre commente : " Le périmètre est donc clair et circonscrit, pour que les zones les plus densément fréquentées s’accompagnent d’un port obligatoire du masque, tandis que le bon sens devra s’imposer ailleurs sur le territoire, où le port du masque reste une forte recommandation en tout état de cause, et rappelons-le, une obligation en cas de regroupement, files ou distance de sécurité ne pouvant être respectée."

Concernant la fermeture des restaurant et le couvre-feu, le bourgmestre indique : "La Police contrôlera strictement le respect de ces fermetures, du couvre-feu édicté chaque jour de minuit à 5h du matin ainsi que l’interdiction de vente d’alcool à partir de 20h. Contrairement à d’autres villes, il ne me semble pas impératif de faire fermer les night shops dès 20h au lieu de 22h actuellement, car dès lors que la vente d’alcool est de toute façon interdite à partir de 20h, cela priverait simplement et probablement inopportunément une série de citoyens de pouvoir bénéficier d’un service qui peut les dépanner dans leur vie de tous les jours."

Et de rappeler différentes mesures : "Les bars et restaurants étant fermés, je rappelle à toute fin utile que cela vise aussi, comme le ministre Vandenbroucke l’a indiqué, les bars à champagne ou à néons. Le Casino fermera ses portes à 23h30 conformément à l’arrêté ministériel. Les réunions qui se tiennent en intérieur ne peuvent pas excéder 40 personnes, sauf protocole particulier ou dérogation spécifique. Il conviendra d’attendre la fin de la semaine pour voir si de nouvelles mesures frapperont les secteurs sportifs et culturels. Toujours est-il qu’en vertu de ces dispositions fédérales, il ne nous est plus possible de tenir certaines réunions publiques (dont celles envisagées en matière d’urbanisme ou de sécurité routière) et qu’elles sont donc reportées sine die. Les séances du conseil communal conjoint avec le CPAS et du conseil classique du mois de novembre devront également se dérouler intégralement en visioconférence. Lors des congés scolaires forcés des 9 et 10 novembre prochain, j’invite les parents à se tourner vers l’établissement scolaire de leur enfant pour connaître les modalités de garderie qui seront déployées."

Le bourgmestre revient enfin sur les chiffres concernant sa commune : " Rien que sur les deux semaines écoulées, la Ville de Namur enregistre plus de 1500 nouveaux cas de personnes positives au Covid-19. Si nous avions été relativement épargnés en mars-avril dernier, ce n’est plus le cas à présent. Les chiffres montent en flèche, notamment au sein de la population scolaire et estudiantine, et ce sont autant de facteurs de risque pour les plus fragiles ou les plus âgés. Si ceux-ci restent les principaux publics à risques, ce n’est pas pour autant que les jeunes sont épargnés. Comme le rappelait justement ce matin le Docteur Henrion, responsable des centres de testings namurois organisés par GAMENA, je le cite : « l’âge est évidemment un facteur : plus on est âgé, plus on a des risques. Pour le moment, j’ai une dame de 49 ans qui est toujours en soins intensifs. Mais le virus touche absolument tout le monde. C’est plus rare chez les enfants, mais ce dimanche j’ai dû hospitaliser un jeune homme de seulement 29 ans. Il est triathlète et n’avait pas de facteur de risques. Mais il est touché et va perdre une partie de sa capacité respiratoire, il en ressentira les effets toute sa vie. Que les 2 gens arrêtent de croire que ce n’est rien ! 10 à 15% des personnes touchées gardent des séquelles à vie, même si on est jeune et en bonne santé."