La SNCB a décidé de supprimer les guichets dans 44 gares. Dans la commune de Namur, la gare de Jambes (22.000 habitants) est concernée. Selon les chiffres d’octobre 2019, 1118 voyageurs en moyenne montent tous les jours de la semaine dans un train, 429 le samedi et 300 le dimanche.

« Une décision illogique et inacceptable », confie la conseillère PTB Farah Jacquet. « Le rôle du guichet dans une gare n’est pas que de vendre des billets. Il est aussi de renseigner les usagers, en ce compris sur le tarif le plus avantageux pour eux. Il est par ailleurs toujours utile pour une partie de la population qui n’est pas né avec un smartphone en main. Sacrifier les personnes âgées ou analphabètes sur l’autel de la rentabilité, ce n’est pas notre vision de société.

Les guichets sont aussi la garantie d’une présence humaine dans la gare. C’est un élément important pour attirer les usagers et en particulier les usagères : une femme sur trois évite les transports en commun par peur d’une agression, selon une étude récente du SPF Mobilité. »

Les gares sont souvent des nœuds de mobilité. C’est le cas de la gare de Jambes, située à côté d’un grand parking, de lieux culturels phares de la ville, d’un parking vélo, de plusieurs arrêts de bus, de bâtiments où travaillent plusieurs centaines de travailleurs de l’administration, d’une école…

« Pourquoi la SNCB ne développe-t-elle pas les guichets comme points de référence et d’information pour toute la mobilité douce ? Les guichets pourraient aussi rendre d’autres services au public : services postaux, points relais pour les colis, services administratifs, centres d’information touristique de base. Les guichets ne sont pas le passé, mais le futur de la SNCB et de la mobilité douce.

En conclusion, nous demandons au conseil d’administration de la SNCB et au gouvernement fédéral de revenir sur ses plans de fermer le guichet de la gare de Jambes. »