Le secteur Horeca avait annoncé reprendre ses activités et ouvrir ses terrasses ce 1er mai mais le mouvement de protestation s’est rapidement estompé. Le gouvernement a menacé les frondeurs d’amendes et de suppression de droits passerelles. Le collectif Wallonie Horeca s’est désengagé et le mouvement s’est éteint. Ce samedi à Namur, la Place du Vieux était bien vide. "A la base, nous étions 40 horecaistes motivés", explique Dimitri Delecaut, organisateur d’événements. " Finalement, il y a quelques jours, nous n’étions plus que deux ou trois à vouloir aller de l’avant. L’argent a effectivement plombé le mouvement mais à un moment donné, il faut avoir de l’amour-propre, respecter le deal qu’on avait passé et arrêter de se faire taper dessus sans rien dire." 

Les meneurs du mouvement voulaient pourtant être imaginatifs pour éviter les sanctions. Un peu dans l’idée de ce que Jean-Marie Dedecker avait imaginé pour sa commune de Middelkerke. "On voulait simplement faire du take away et installer du mobilier urbain espacé pour permettre aux consommateurs de se poser. Ces terrasses n’auraient appartenu à aucun privé, je pense que cela aurait vraiment été une manière intelligente de d’éviter d’être dans l’illégalité." Certitude, dans une semaine, le secteur Horeca pourra officiellement rouvrir dans la légalité. "Certains s’en contentent mais pas moi. On a vraiment loupé une opportunité de marquer les esprits."