La Ville a dévoilé son plan local de propreté 2021-2025. Un état des lieux du service et de l’état de propreté des rues a permis de développer une vision panoramique grâce à plusieurs piliers et de fixer des axes prioritaires. "Nous avons tout d’abord lancé une phase de diagnostic et 546 Namurois y ont participé", souligne Charlotte Deborsu, Échevine de la Propreté Publique et du Cadre de Vie. "Selon eux, les bords des routes, les abords des bulles à verre et les arrêts de bus sont les lieux les plus problématiques. Les dépôts clandestins, les déchets sauvages, les mégots de cigarettes et les déjections canines sont les principales nuisances. Nous avons donc mis en place 17 actions prioritaires, réparties en 5 piliers : communication/sensibilisation, participation, répression, infrastructure/équipements et gestion de l’espace. Certaines actions sont déjà à l’œuvre, d’autres attendent leur tour."

Des autocollants seront placés sur les 2.000 poubelles publiques du territoire, rappelant qu’il y est interdit d’y déposer des déchets ménagers, sous peine d’écoper de 125 euros d’amende. Il y aura une campagne d’information pour augmenter la visibilité des cendriers de rue et éviter les dépôts illicites récurrents. La moitié des 271 abribus seront équipés de MegoBac. "Nous organiserons des opérations coups de poing avec la Police, les gardiens de la paix et les agents constatateurs pour verbaliser les contrevenants. A minima une fois par an."

Les citoyens seront mis à contribution. L’idée est de promouvoir l’adhésion aux ambassadeurs de la propreté et à la participation au grand nettoyage de printemps. Comme déjà annoncé, un dispositif de vidéosurveillance (40.000 euros) sera également mis en place. "Entre l’établissement des dossiers techniques, les contraintes juridiques, l’achat des caméras mobiles, leur placement, cela devrait être opérationnel pour début 2022." Pour encore augmenter les chances de sanction des actes de malpropreté, deux agents constatateurs supplémentaires seront engagés d’ici 2025. Ils sont déjà au nombre de trois. Une procédure de médiation dans le cadre des infractions environnementales sera également enclenchée.

L’objectif étant de proposer des prestations réparatrices, plutôt que d’infliger une amende. Les actions "rubalise" et "erreur sortie PMC, mis en œuvre en 2019, se poursuivront. "Nous créerons un plan totems Toutounet pour éviter que l’utilisation de ces sacs plastiques soit détournée. Nous investirons dans des poubelles bi flux (230.000 euros) pour enfin récupérer le flux PMC. On connaîtra leur taux de remplissage en temps réel et elles sont auto compacteuses. Le service Propreté s’adaptera et achètera des conteneurs spécifiques PMC (211.500 euros)." Une hydro-aérogommeuse a aussi été acquise (21.988 euros)." Hormis l’engagement des deux agents constataeurs, toutes ces actions ont été budgétisées. Il en coûtera 950.000 euros à la Ville. La Région n’apporte aucun soutien financier mais la mise en place de ce plan permettra à l’avenir de débloquer certains subsides.

Grégory Piérard