En mai dernier, la Ville lançait un appel aux citoyens pour choisir entre deux propositions de l’artiste namurois Jimmy Michaux. C’est Icarus qui a été retenu et orne désormais le mur d’une maison au Boulevard du Nord. "C’est une métaphore de la crise écologique actuelle", confie le Namurois de 29 ans, formé à l’Iata et à l’Académie des Beaux-Arts et par ailleurs organisateur d’ateliers de Street Art aux Abattoirs de Bomel. "Le jeune individu fixe quelque chose au loin. Il est aveuglé par le soleil qui symbolise les difficultés écologiques qui nous attendent si nous ne changeons pas notre mode de vie et de consommation. On peut dire que c’est un petit geste politique propre à ma génération."

Il y a deux ans, un artiste bruxellois avait déjà réalisé une peinture monumentale représentant une adolescente dans un environnement urbain sur le pignon d’une maison rue Sergent Vrithoff à Salzinnes. D’autres projets vont voir le jour. "Namur Confluent Culture a lancé ce processus il y a quelques années et plusieurs fresques sont en gestation", confirme le bourgmestre Maxime Prévot, en charge de la Culture. "Il y en aura une sur un pan de mur de l’église Saint-Joseph. Un permis a aussi été déposé pour rendre hommage à l’artiste et photographe Pierre Dandoy sur un immeuble de la rue Henri Lemaître." D’autres peintures sont prévues dans le tunnel d’Omalius, rue Mazy, près de l’Enjambée, à la rue Fumal et sur la façade de l’école Sainte-Marie.

Et pour ne rien laisser au hasard, l’application "Street Art Cities" vous permettra d’explorer la ville à travers l’art urbain. "Il y a 90 pays, 800 villes partenaires et 30.000 œuvres référencées. Cela offre un espace d’expression aux artistes de Street Art qui participent à la dynamique culturelle de Namur. Les utilisateurs pourront aussi suggérer de nouveaux endroits à découvrir." Enfin, notons que la deuxième édition du Pshitt Festival se déroulera du 2 au 4 juillet sur le site Dema, dans le quartier Asty-Moulin.

Grégory Piérard