Suite à la présentation de la dernière version du projet de Besix RED pour l’aménagement du Quartier Léopold, plusieurs citoyens ont travaillé avec un jeune architecte pour améliorer le projet et privilégier une esplanade ouverte, arborée, accueillante pour la collectivité. « Notre proposition s'appuie largement sur le projet Besix mais elle fait le pari de rencontrer les principales aspirations émises par les citoyens aussi bien lors de la consultation populaire que lors des ateliers de co-construction: espaces publics structurants, conviviaux et ouverts sur la vieille ville, favorisant la convivialité et la mobilité douce, et soucieux de préserver un espace vert de qualité », précise Jean-Philippe Laurent, Administrateur de l’ASBL Ramur.

Cette proposition est le résultat d'une longue concertation avec les acteurs de l'association Ramur, du collectif parc Léopold, de l'association Namur 80 et d'un groupe de bénévoles attaché à un projet résolument tourné vers le futur et la participation citoyenne. « Nous démontrons que la division par trois de l’immense verrière diminuerait d’à peine 20% la surface utile du complexe, mais sauverait les deux tiers du parc. »

Les superficies seraient revues à la baisse, pour l'espace commercial (11.000m² et 1.400 m² d'Horeca au lieu de 18.000 et 2.000), les bureaux (9.300 m² à la place de 10.000) et les logements (7.500 m² plutôt que 11.600).

Les 3200m² d’espaces verts avec terrasses Horeca, fontaines et espaces détentes seraient préservés mais il y aurait aussi un jardin d’enfants, avec crèche, un espace récréatif public équipé du mobilier urbain adéquat, un point Poste ou service public similaire et un espace à vocation culturelle et artistique ouvert sur le square.

« Nous nous doutons que notre proposition affectera la rentabilité du projet pour le promoteur. Mais la préservation d’un square public arboré et vivant n’a pas de prix pour la collectivité. Nous attendons du pouvoir politique qu’il saisisse cette opportunité de démontrer un réel souci de prise en compte de la participation de la population à la gestion de sa ville. À l’approche de la mi-mandat, la perspective de voir son dossier le plus conflictuel s’apaiser devrait inciter la majorité communale à s’intéresser de près à notre proposition. » conclut Jean-Philippe Laurent.