La zone partagée a été initiée mi-mai en réponse au besoin de distanciation physique dans l’espace public et à la nécessité d’encourager les modes actifs dans le cadre des déplacements. Comme d’autres villes en Europe, en Belgique, la Ville de Namur a donc mis en place des mesures de mobilité. Elle a transformé la majeure partie du centre-ville en « zone partagée » avec des aménagements tels que marquages au sol, panneaux, bacs de fleurs, silhouettes, signalétique de parking et une limitation de la vitesse à 20km/h.

"Un processus d’évaluation a été mis en place dès l’entame des réflexions, et au fil des ajustements des aménagements ", souligne Stéphanie Scailquin, l’Echevine de l’Attractivité urbaine. "De façon générale, les ressentis des usagers et usagères sont positifs. La diminution des vitesses a été constatée et ressentie dans les rues où des aménagements ont pu être réalisés. Un apaisement global s’en ressent."

Il a aussi été rapidement constaté qu’il était difficile de faire changer les habitudes, sur la question des traversées piétonnes par exemple. Pour rappel, par conformité avec les prescriptions légales, les traversées piétonnes ont dû être supprimées et peintes en noir. Alors que les piétons peuvent traverser où bon leur semble et marcher sur toute la largeur de la voirie, l’on remarque que les anciennes traversées restent choisies et les trottoirs privilégiés. Aussi, la communication autour des règles a été identifiée comme essentielle. Des panneaux de rappel des vitesses, des silhouettes représentant les usagers et usagères, des radars préventifs ont été installés.

"La Ville de Namur, son service Communication et son service Mobilité, ont joint leurs énergies pour préparer une campagne de communication portant le titre « Changeons de rythme au centreville.» Pour la première fois, la Ville de Namur s’adjoint l’aide d’un influenceur et d’une influenceuse afin de toucher les plus jeunes. Marius et Coline ont réalisé des capsules vidéo qu’ils diffuseront sur leurs réseaux." La vidéo sera également diffusée sur les réseaux sociaux de la Ville, sur les écrans de la Maison des Citoyens et sur Canal C. Des affiches et flyers compléteront la campagne de façon plus conventionnelle. "L’idée est de convaincre que l’on vit mieux ensemble quand la vitesse est limitée. Il est possible de profiter de ce changement de rythme, que l’on soit à pied, à vélo, en bus, en taxi ou en voiture. "