Namur

Le collectif des défenseurs du square Léopold tente de convaincre Prévot

NAMUR Le square Léopold bénéficie désormais d’un collectif dynamique pour le défendre. Huit associations namuroises composent ce comité dynamique. Ensemble, ils veulent, disent-ils, “rendre gagnante la vision d’une ville mettant, avant tout, l’humain au centre des préoccupations”.

Leur cheval de bataille : le maintien du square Léopold menacé par l’implantation du nouveau centre commercial City Mall.

Le collectif a remis, hier matin, au bourgmestre Maxime Prévot une pétition rassemblant plus de 12.000 signatures collectées en six mois.

Aux yeux du collectif, le parc Léopold est le seul espace public verdurisé de l’ensemble du parcours commercial de la Corbeille, “le parc Louise-Marie et le parc prévu aux Casernes à côté du nouveau palais de justice ne font pas partie du parcours des visiteurs. Le maintien d’un parc arboré au square Léopold va de paire avec le maintien d’un commerce de qualité au centre-ville. Et qui plus est, ce parc est doté d’arbres de qualité; il faudra plus de 50 ans avant de retrouver un tel ensemble arboré dans la corbeille de Namur. Pour le centre commercial, l’extension des bâtiments doit se faire uniquement vers le domaine SNCB, pas en prenant l’espace du parc Léopold.”

À l’issue de la rencontre avec le maïeur, le collectif a fait part de sa déception : “Les autorités communales ne feront pas marche arrière”, commente Marcel Guillaume, porte-parole du collectif. “Ce n’est pas étonnant car le projet doit rester rentable.”

“Le bourgmestre a fait des propositions très vagues. Il a accepté que quelques arbres soient préservés et de revoir certains aménagements. Une nouvelle esquisse sera réalisée et analysée par les experts de la Ville”, ajoute le porte-parole.

Le collectif ne s’avoue pas vaincu : “ Le syndrome Botta est toujours là ! ”, commente Franz Bodart de Namur 80. “ Certaines orientations du Plan communal d’aménagement sont contraires au Périmètre de Remembrement Urbain (PRU) actuel. Il y a peut-être matière à intervenir de manière légale, même si le bourgmestre nous assure que ce point est réglé ”, précise Marcel Guillaume. Le collectif attend les nouvelles propositions de la Ville et souhaite que ses architectes soient intégrés dans l’évaluation de la nouvelle esquisse.



© La Dernière Heure 2013