Les socialistes namurois ont tenu à s’exprimer ce vendredi matin à propos du projet de réforme de la Province de Namur déposé par la majorité. Pour le chef de groupe à la Province, Antoine Piret, la méthode est inhumaine notamment parce que les députés ont refusé d’intégrer les services à la réflexion qui aboutira à une réduction du personnel de 20 % à l’horizon 2024. Inhumain aussi quand on sait qu’une lettre a été envoyée aux associations partenaires annonçant la fin de leur subside avant même d’avoir pu en débattre. "C’est aussi un manque de respect inouï à l’égard de tout le secteur associatif."

L’absence de toute concertation sociale avec les représentants des travailleurs et les membres du conseil est un non-sens démocratique, selon les socialistes.

" Que dire encore de l’abandon d’une politique de promotion de la santé et du retrait des hôpitaux publics ? Les applaudissements de 20 heures pour le personnel soignant sont loin déjà ", poursuit Antoine Piret qui regrette les 3 péchés capitaux de la majorité provinciale dans la gestion de cette réforme : " L’orgueil lié au mépris à l’égard de celles et ceux qui ont les mains dans le cambouis, la paresse de la majorité qui n’a pas anticipé la réforme en investissant par exemple dans une cité administrative surdimensionnée à 25 millions d’euros et enfin l’avarice des 4 députés qui refusent de réduire le nombre de députés à 3 et de diminuer le train de vie de leurs cabinets personnels ."

Jean-Charles Luperto pour sa part a redit ce qu’il avait déjà déclaré au conseil communal de Sambreville : " En clair, jamais nous n’aurions fait ce choix d’abandonner le secteur des soins de santé. Le signal est imbuvable et je suis persuadé que les acteurs du monde hospitalier et de soins, que nous applaudissions encore il y a quelques semaines, sauront apprécier ce retrait de la Province ce qui, de surcroît, ne semble pas engendrer de réelles économies ."

Patrick Lefèbvre