Namur Une 3e ligne va voir le jour à Ciney où l’on arrive à saturation. La crémation progresse de 1 % chaque année.

BEP Crématorium dispose aujourd’hui de 2 lignes de crémation à Ciney, mais elles sont proches de la saturation. La demande de permis pour l’ouverture de la 3e ligne va être introduite par BEP Crématorium qui représente non seulement la province de Namur, mais aussi celle de Luxembourg.

La fréquentation du Crématorium de Ciney n’a cessé de croître depuis sa création. De 1 600 crémations annuelles, l’établissement en a accueilli près de 2 500 en 2018. "Compte tenu de cette évolution et comme prévu dès la construction du bâtiment, une 3e ligne de crémation va être ouverte. Une demande de révision du permis unique est introduite", informe l’institution.

Objectif : porter le nombre maximal de crémations annuelles de 2 700 à 3 600. Le permis pourrait être délivré au printemps 2020.

Compte tenu de l’évolution de la pratique de la crémation - 45,83 % en Wallonie en 2018, soit une augmentation de 1 % par an - et dans la perspective d’assurer une meilleure couverture territoriale de l’offre, BEP Crématorium va réfléchir à la possibilité de créer une nouvelle structure de crémation, de petite taille, complémentaire au crématorium de Ciney.

"En termes de situation géographique, la réflexion s’oriente vers la Hesbaye liégeoise (Andenne-Héron-Huy). Elle sera menée dans les années à venir, comme le prévoit le Plan stratégique 2020-2022 de l’intercommunale, avec la Société des crématoriums de France et veillera à une implantation qui n’entre pas en concurrence avec les crématoriums existants", précise l’institution.

BEP Crématorium a vu le jour en 2007. À l’époque, plusieurs communes namuroises relayaient les difficultés rencontrées par leurs habitants pour accéder aux infrastructures existantes à Gilly, Mons, Liège ou Uccle.

Les distances à parcourir et les temps d’attente pour les familles compte tenu de l’augmentation constante de la pratique de la crémation ont incité le BEP à se pencher sur le sujet. En 2012, le crématorium de Ciney est né d’un partenariat public-privé entre BEP Crématorium et la Société des crématoriums de France.

Conserver les cendres à domicile, c'est possible

Contrairement à l’idée répandue, il est tout à fait possible et légal d’emporter l’urne contenant les cendres d’un défunt pour la conserver chez soi ou même l’enterrer dans son jardin, par exemple. Rien n’oblige les proches à les laisser dans un cimetière, qu’il s’agisse d’une pelouse, d’un caveau, de la terre ou d’un columbarium.

"Ce qui n’est pas identique dans le cas d’un corps non incinéré pour des raisons évidentes de salubrité", précise Thomas Degueldre, coordinateur cimetières et chef du service population à Namur. "L’administration doit juste savoir où se trouve le défunt."

En ce qui concerne les cimetières privés, les règles wallonnes viennent de changer : "les propriétaires de biens immobiliers dont les infrastructures permettent l’inhumation de dépouilles mortelles doivent effectuer une déclaration auprès des services communaux." C’est urgent.