Consternation à Gembloux où un des fleurons de la technologie wallonne va disparaître.

C’est un véritable coup de massue qui vient de s’abattre sur le personnel de la société Océ Software Laboratories (OSL) de Namur : tous vont être licenciés sous peu, qu’ils soient employés, cadres ou directeurs.

En tout, plus d’une cinquantaine d’emplois vont ainsi passer à la trappe selon des conditions qui restent à déterminer. Un conseil d’entreprise est convoqué pour demain mardi afin de lancer la procédure déterminée par la loi Renault.

L’entreprise implantée dans le parc Créalys aux Isnes, filiale de la société Océ (photocopieurs) est surtout composée de chercheurs et de d’informaticiens de haut niveau, experts en matière de plateformes de développement propriétaires et services ouverts.

C’est donc un fleuron de la recherche informatique mondiale qui va disparaître sous peu du paysage namurois.

Une surprise pas vraiment totale pour Stéphane Baudart, le secrétaire régional du SETCa (FGTB) : " L’entreprise est performante mais on pouvait s’y attendre au vu de certains signes. Plusieurs sièges similaires ont fermé leurs portes à l’étranger. Certains auraient pu croire que c’était profitable pour celui de Namur mais on voit que ce n’est pas le cas ."

Pour le permanent syndical, l’annonce de la fermeture a été faite de façon pour le moins "abracadabrante" :

" Deux de nos délégués sur place ont été prévenus mais il n’y a encore aucun document disponible, on en saura un peu plus après la réunion de ce mardi ."

Apparemment , la direction a été aussi surprise que le personnel. OSL, même si elle est devenue une filiale de la société Canon, était encore gérée de façon familiale. Là, les conflits se réglaient sans trop de problèmes entre direction et délégués du personnel.

Canon, propriétaire de Océ, veut-il réduire ses coûts de production ? " Sans doute. La moyenne d’âge tourne autour de cinquante ans. C’est du personnel hautement qualifié et on peut être certains que les activités d’OSL vont être délocalisées vers les pays de l’Est " , explique Stéphane Baudart.