L’échevine de la Transition Charlotte Mouget assure que la biodiversité est une de ses priorités.

En réponse à l’interpellation citoyenne de Richard Dessart sur la biodiversité, l’échevine de la Transition Charlotte Mouget a pu rappeler que cette préoccupation n’est pas neuve au sein de la ville. "Une carte reprenant la structure écologique identifie les zones d’intérêt biologique, tant en termes d’espèces que d’habitats, ainsi que les liaisons entre ces zones, des liaisons essentielles notamment pour le déplacement des espèces. Namur est une des rares villes en Wallonie à consulter cette carte lors de l’instruction de chaque permis. Cette structure écologique est un réel outil d’aide à la décision en termes d’aménagement du territoire", informe-t-elle.

Nouveauté liée au Plan stratégique transversal adopté pour cette législature : Namur va imposer aux grands projets immobiliers un coefficient de biotope minimal. "Il s’agit d’un rapport à respecter entre la surface qui accueille la biodiversité et la surface totale du projet, en référence à ce qui se fait dans d’autres grandes villes comme Berlin", explique l’échevine.

Elle a rappelé les deux sites verts qui vont être aménagés en centre-ville : celui que l’ancien site de l’Espena de 7 000 m². "Dans le cadre de la conception de cet espace, j’ai très clairement exprimé mon souhait de mettre un focus sur l’accueil de la biodiversité." Et le parc de 3 500 m² de pleine terre qui accompagne le projet immobilier Cœur de Ville sur le site des anciennes casernes.

Charlotte Mouget a aussi dévoilé ses futures cartouches : "la redynamisation du Plan communal de Développement de la Nature ; le développement et la gestion de l’accueil de la flore et de la faune indigènes dans les espaces verts et semi-naturels ; l’inventaire des espaces délaissés ou non aménagés et l’évaluation de leur potentiel pour l’accueil de la biodiversité et/ou l’ouverture au public".

L’échevine souligne les bonnes idées évoquées par le citoyen Dessart : "la création d’un Fonds vert qui financerait des projets citoyens liés à la biodiversité, ou encore l’implication accrue des entreprises dans la poursuite de cet objectif de verdurisation et d’accueil de la biodiversité." Et annonce le lancement d’un master Plan vert, un plan global de verdurisation qui sera construit sur la base d’un diagnostic de la situation existante et sera réalisé dans les prochains mois par un bureau spécialisé. "Ces experts nous orienteront avec des recommandations qu’il faudra mettre en œuvre", annonce-t-elle.

M. V.