En plus d'avoir dérogé au règlement intérieur de la maison de repos de Florennes pour laquelle elle travaille, une aide-soignante a trahi la confiance que lui accordait une résidente dont elle s'occupait, en août 2019.

La prévenue s'était liée d’amitié avec une dame née en 1937. De fil en aiguille, elle lui a rendu plusieurs services, pourtant interdits par le règlement de l'établissement. « Elle a fait quelques courses pour cette dame qui lui avait confié sa carte. De fil en aiguille, celle-ci a été utilisée à des fins personnelles », a indiqué l'avocat de la partie civile lors de l'audience. En l'espace de quelques jours, l'aide-soignante et son compagnon ont effectué 19 retraits bancaires pour un montant qui avoisine les 4.000€. « Je reconnais les faits. J'ai d'ailleurs démissionné après cela. Pour moi, je ne peux plus porter cette blouse blanche. Aujourd'hui, j'en paye aussi les conséquences : je vis grâce au CPAS avec un enfant de 10 ans à ma charge », expliquait l'aide-soignante à l'audience. Son ancien compagnon était lui aussi en aveux. « Cela s'est produit dans un contexte de consommation de drogue », a-t-il ajouté. Ce mardi matin, ils ont tous les deux été condamnés à des peines de travail : 100h pour la dame, 180h pour son compagnon.