Des peines de travail allant de 50 à 180h ont été prononcées, mercredi par le tribunal correctionnel de Namur, à l'encontre de quatre personnes accusées de contrefaçon et de travail frauduleux, entre 2015 et 2018. Ils ont par ailleurs été acquittés de la prévention de blanchiment d'argent.

Ces contrefaçons étaient acheminées depuis la Turquie et étaient revendues en Belgique, grâce à des annonces postées sur les réseaux sociaux. L'activité n'était pas déclarée et aurait généré un chiffre d'affaires de 116.000 euros en un an et demi.

Les transactions se faisaient par Western Union dans un magasin de nuit près de la gare de Namur. « L'’argent arrivait directement sur le compte de ceux qui l’attendaient. J’achetais cela à des amis et des cousins en Turquie. Quand je tardais trop ou que mon compte était bloqué car je faisais trop de transferts, ils me menaçaient de venir en Belgique ou me harcelaient. Je faisais cela pour subvenir aux besoins de ma famille et de mes quatre enfants, pour boucler les fins de mois et pas pour m’enrichir », avait déclaré le prévenu principal qui avait impliqué ses frères, malgré eux, en utilisant leur carte d’identité. Les prévenus niaient avoir blanchi les sommes, expliquant avoir juste payé leurs fournisseurs. Ils ont toutefois concédé avoir réalisé d'importants retraits en liquide ou s'être servis des rentrées pour payer le loyer de leur habitation.