Namur

"La Place Maurice Servais va être piétonnisée, avec un kiosque, des jets d’eau (fontaine sèche), de la convivialité et des terrasses", se réjouit Maxime Prévot

"Au terme de plus de cinq ans de travail préparatoire, le permis pour le futur téléphérique a été octroyé", annonce le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, qui tenait vraiment à ce projet depuis qu'il a pris la tête de la ville. "Courant 2020, nous pourrons l’emprunter et nous réjouir des magnifiques vues offertes sur la vieille ville et le domaine fortifié. Fier de cette ultime étape cruciale pour concrétiser un projet à vraie valeur ajoutée collective", se réjouit-il tandis qu'il dresse la liste des nombreux changemetns qui seront opérés dans le quartier.

"L’horrible ancienne crèche du bord de Sambre va être démolie et la Place Maurice Servais va être piétonnisée, avec un kiosque, des jets d’eau (fontaine sèche), de la convivialité et des terrasses. Cet endroit va pouvoir enfin renaître, comme la rue des Brasseurs le fait depuis quelques temps." Délai d’exécution et de mise en exploitation une fois le permis obtenu : 220 jours ouvrables.

Pour rappel, la ville et le concessionnaire sont arrivés à un accord en 2017, au terme d'une année de procédure négociée, aucun autre opérateur n'étant intéressé de mener le projet à terme. C'est la société momentanée Franki - Poma - Labellemontagne qui prend le risque financier, mais la ville de Namur lui assure une redevance de 600.000€ par an. Les estimations en amont évaluent la fréquentation annuelle à 120.000 voyages avec un débit maximal de 415 personnes par heure et par sens.

Namur a refusé une convention l'impliquant sur le risque financier du concessionnaire. Elle a conservé la gestion de l'Esplanade de la Citadelle tands que Franli-Poma-Labellemontagne souhaitaient se l'approrier. Et la ville a refusé de déménager la Foire de juillet sur l’Esplanade.

Par contre, le collège de l'époque a accepté de prévoir un espace horeca à la station basse du téléphérique, de prêter des services comme les toilettes du pavillon de Milan (qui doit son arrivée à la demande d'une attraction à l'année pour motiver les gens à utiliser le téléphérique) aux usagers, et de ne pas faire concurrence au téléphérique via la Citadine (qui n'assure déjà plus la liaison entre le centre-ville et Terra Nova) ou le petit train touristique dont le parcours sera limité à l'enceinte de la Citadelle et pour la liaison entre le domaine fortifié et l'Esplanade.