Le professeur Schiffers était invité au conseil communal.

Le professeur Bruno Schiffers est venu exposer les premiers résultats du projet pilote de zone tampon aux abords de l’école de Cortil-Wodon devant le conseil communal de Fernelmont.

Entre avril et juin, il a installé cinq panneaux (cartons munis d’un tissu pour mesurer la dérive) du côté du champ de betteraves et quatre du côté du champs de froment avant l’installation de la haie de miscanthus sur une bande de 12 m.

L’analyse de ces panneaux par un laboratoire gantois a donné des résultats surprenants : "N ous avons retrouvé sur les panneaux d’un endroit du produit que l’on attendait sur l’autre. Il y avait des traces de quinze herbicides, de sept fongicides et un insecticide et, enfin, nous avons retrouvé trois molécules non autorisées ."

La principale surprise vient du fait que l’on ait retrouvé des traces de composés utilisés sur d’autres cultures, comme le maïs et la pomme de terre, alors que celles-ci se trouvent à respectivement 400 et 600 m de l’endroit de détection.

En conclusion, le professeur estime que le projet pilote appelle une suite et donc des moyens, ensuite qu’il répond par "oui" à la question sur une contamination potentielle et, enfin, que ce problème échappe à la commune et devrait être traité au moins au niveau de la Région. Cela relance le débat sur le travail du comité d’experts.

Le conseiller/député Laurent Henquet en profite pour annoncer la volonté du ministre Carlo Di Antonio de libérer des fonds pour la poursuite du projet. Les questions fusent et le conseiller Houbotte fait remarquer que 60 % des applications de pesticides se font en mai/juin, période qui coïncide avec la détection.

Fait exceptionnel, à la demande du bourgmestre, le président a autorisé le public au sein duquel on notait la présence d’Hélène Ryckmans, députée Ecolo, et deux médecins de l’entité à poser trois questions. Un incident a interrompu la suite de la réunion et le huis clos a été prononcé par le président. Dans les couloirs, on apprenait que le conseiller Renotte aurait demandé la démission de ce président pour non-déclaration de ses mandats depuis quatre ans.