Namur Pendant les 18 mois qu’il percevra ses indemnités de député sortant, il ne sera pas rémunéré pour sa présidence.

Le budget de la province de Namur était en discussion ce vendredi matin. Un budget placé sous le signe de l’incertitude à cause de l’avant-projet de la ministre wallonne Valérie De Bue de modification de l’institution provinciale. Selon les intervenants, il faudra attendre probablement l’après élections régionales pour qu’un véritable budget, via une modification budgétaire, b-voie le jour. Nous y reviendrons.

Par contre, cette discussion a permis d’apprendre, via Jean-Marie Cheffert, ched-f de groupe MR, que Philippe Bultot, nouveau président de l’assemblée, renonçait aux indemnités dues pour ce mandat durant toute la durée de perception de son indemnité de sortie de charge de député permanent. En chiffre, ça veut dire que le président continuera à percevoir durant 18 mois une somme approximative de 5.500 euros bruts en tant que député provincial sortant mais qu’il renonce à une autre somme avoisinant les 50.000 euros due pour son mandat de président de l’assemblée.

Cette décision, saluée par l’ensemble des partis, a été prise par Philippe Bultot sans aucune pression, explique Cheffert qui veut couper l’herbe sous le pied des socialistes. Ceux-ci avaient voulu déposer une proposition de modification du règlement stipulant que « une indemnité pour la fonction de Président du Conseil provincial n’est pas octroyée lorsque le détenteur de la fonction bénéficie d’une indemnité de sortie pour une fonction au sein du Collège provincial. L’indemnité de Président est à nouveau octroyée au terme du versement de l’indemnité de sortie ». Une proposition non recevable parce que rentrée hors délai. Mais pour le chef de groupe MR, celle-ci n’a influencé en rien la décision de Philippe Bultot qui avait fait part de sa décision par écrit le jour précédent le déport de la proposition socialiste.

Et le libéral va plus loin que la proposition du groupe PS. Son groupe propose une autre modification du règlement stipulant qu’un député provincial sortant, s’il reste dans l’enceinte du conseil provincial, n’aura droit à aucune indem