Jean (prénom d'emprunt), un habitant de la province de Namur d'une quarantaine d'années, devait répondre ce jeudi devant le tribunal correctionnel, de préventions de tentative de viol et d'attentats à la pudeur avec violence ou menace sur un enfant âgé de 5 ans lorsqu'ont débuté les faits, en janvier 2011. Ils ont duré 2 ans et ont été révélés à la justice par la victime elle-même, lorsqu'elle a atteint l'âge de 12 ans. 

Jean gardait l'enfant d'une amie, avec qui il avait eu une relation amoureuse plusieurs années auparavant, une fois par semaine, lorsque celle-ci se rendait au travail. Il reconnaît des abus sexuels commis sur l'enfant dont il avait la garde, contre qui il frottait son sexe en érection. Ce dernier a également évoqué 2 ou 3 scènes de tentatives de viol, lors desquelles le prévenu aurait tenté de le pénétrer en lui écartant les fesses. 

Le prévenu, déclare : "Je ne sais pas comment j'ai pu faire, je suis désolé pour la famille, j'essayais pourtant de m'en empêcher. Je ne sais pas ce qui s'est passé."

Aujourd'hui ado, la victime va mal et est suivie par le SAJ, par un psychiatre et un psychologue. L'enfant n'est pas bien dans sa peau et souffre de problèmes relationnels et d'alcool, pour lui, les relations avec les jeunes de son âge sont compliquées. 

Une peine de 3 ans est requise contre le prévenu présenté comme un isolé vivant avec son chien sans réel lien social, sans que le ministère public ne s’oppose à une mesure de sursis probatoire.

L’avocat du prévenu plaide pour son client une mesure de sursis probatoire, estimant que ce dernier « n’a pas eu beaucoup de chance dans la vie » et qu’il présente un faible risque de récidive étant donné que pour son client, les faits sont liés à la relation ambigue qui avait été tissée avec la maman de l'enfant, "qui faisait appel à lui comme à un majordome"

Jugement le 10 décembre.