Maxime Prévot absent, ce sont les échevines Charlotte Mouget (Ecolo) et Patricia Grandchamps (Ecolo) qui ont d’abord présenté les objectifs recherchés sur le plateau de la chaîne de télévision locale Canal C. L’émission étant diffusée en direct. "Notre Ville s’est engagée en termes de développement et de consommation durable, elle doit donc inciter le citoyen à privilégier le circuit court, à mieux manger. Pour y arriver, nous allons mettre en place un Conseil agroalimentaire qui aura plusieurs missions. Il pourra notamment définir les étapes, écouter les acteurs et ensuite nous permettre de mettre en place une politique adaptée", explique la première citée.

En clair, faire de Namur une ville quasi-autonome en matière alimentaire, l’idée peut sembler utopique, mais la Ville de Namur possède pourtant de sérieux atouts pour y arriver. Une vidéo d’explication a ensuite été diffusée. On y apprend que les terres agricoles namuroises sont plutôt suffisantes et que, pour 80 % d’entre-elles, sont affectés à seulement 4 types de culture. Il y a donc peu de diversification et c’est sans doute un aspect à développer dans le futur pour tendre vers cette autonomie. De plus, la main d’œuvre est pour le moment suffisante dans la Province. On parle ici des exploitations agricoles et de la relève.

Des idées et un beau discours pour promouvoir les circuits courts et le manger mieux, mais est-ce que le citoyen suivra le mouvement ? Dans tous les cas de figure, il faut que le monde politique agisse en ce sens. "Ce sont des choix à réaliser. Si nous avons, par exemple, des terres qui sont exploitables en matière de culture, il ne faudrait pas y développer des projets immobiliers", explique en substance cet expert en système alimentaire durable, Olivier De Schutter. Durant l’émission, les citoyens ont pu poser leurs questions. Le mot de la fin pour l’échevine en charge de la Transition Ecologique. "La volonté de la Ville est forte. On a besoin de chacun de vous pour poser les jalons de la future politique alimentaire communale. Cette transition est nécessaire pour faire face aux prochaines décennies", conclut Charlotte Mouget.

Rassembler un maximum d’acteurs

Charlotte Mouget précise le mode de fonctionnement du CADN. “On ne part pas de rien. On a déjà commencé à rassembler et sonder tous les acteurs de terrain : producteurs, transformateurs, distributeurs locaux, Pouvoirs publics locaux, les Centres de formation, les consommateurs… Bref, ce CADN sera un véritable organe de gouvernance et aura pour objectif de définir/donner des avis et conseils concernant la stratégie de la Ville, de mobiliser son réseau pour soutenir cette stratégie, de communiquer et donner de la visibilité, d’apporter des idées pour la construction d’un plan d’action. Le conseil devrait se réunir 4 fois par an”, dit-elle. Les Namurois qui ont envie de s’impliquer dans ce process (NDLR : il en faut 16) peuvent la contacter. Les remises des candidatures doivent se faire avant le 30 avril. Du 19 au 21 mai, ce seront les élections et le 16 juin, une réunion d’institution du CADN – 1ere réunion de travail- aura lieu.