Namur Le bourgmestre de Namur réfute les accusations de traque à la taupe dont Transparencia l’accuse.

"Je suis fatigué de ces justiciers du dimanche", lance Maxime Prévot (CDH) lorsque nous lui demandons une réaction sur l’annonce de Transparencia. Il tient à réfuter les accusations qui sont portées à son encontre.

"Il n’y a pas de traque à la taupe mais simplement le respect de la loi ! Diffuser hors conseil des documents qui relèvent du huis clos, c’est problématique. Se servir de son mandat de conseiller pour le faire l’est également. Pour rappel, chaque élu a juré de respecter la loi. Certains l’ont visiblement oublié…", regrette-t-il.

Il assure ne chercher à ennuyer quiconque. "Quel serait mon intérêt à me mettre les gens à dos ? Il s’agit uniquement à préserver les intérêts de la ville. Tous ces enfantillages n’ont pas eu de conséquences jusqu’à présent car personne parmi les individus dont ils ont révélé des données privées n’a jusqu’ici porté plainte. Mais le jour où quelqu’un s’estimera lésé et portera plainte contre la Ville car celle-ci n’aura pas fait le nécessaire pour protéger ses données, ce sera une autre chanson…", prévient Maxime Prévot.

Il relève aussi une interprétation erronée de la décision du tribunal de Namur par Transparencia. "Contrairement à leur manière d’avoir communiqué là-dessus, le tribunal ne leur a pas donné raison sur le fond, mais a juste estimé qu’il n’y avait pas de motif d’urgence à devoir statuer."

Quant au rendez-vous annulé avec Daniel Durvaux et le comité Transparencia Namur… "Oui, j’ai eu un contretemps la semaine dernière qui m’a amené à devoir reporter la réunion fixée. Je vois que c’est juste un prétexte supplémentaire pour ces personnes de me cibler", dit-il avant de manifester son agacement.

"J’ai un agenda bien rempli et pas de temps à perdre avec des gens qui ne sont visiblement pas enclins à entendre ceci : la Ville est juste dans une démarche constructive de préservation de données conformément à ses obligations légales. Ils y voient de manière exclusive une volonté d’intimidation ou de censure. Je les laisse donc à leurs caricatures et continuerai à travailler avec la direction générale de l’administration pour procurer toutes les informations utiles aux citoyens. En veillant à être exhaustif quant aux documents procurés, mais dans le respect de la loi et des règlements !"

M. V.