Le plan zonal de sécurité 2020-2025 tiendra compte des priorités des citoyens qui épinglent la sécurité routière, la propreté publique, les cambriolages et l'insécurité ressentie.

Le chef de corps Olivier Libois (Police Namur Capitale) est venu présenter le plan zonal de sécurité pour la période 2020 à 2025 ce mardi soir au conseil communal de Namur.

Il est basé non seulement sur des chiffres observés, mais sur une enquête à laquelle a répondu une partie de la population namuroise.

En ce qui concerne la sécurité et la qualité de vie, le pan qui intéresse le plus la population qui vit à Namur, quatre axes principaux ont été déterminés pour les années à venir.

D’autres points d’attention seront tenus à l’œil : les faits commis avec violence envers les personnes, avec une attention soutenue vis-à-vis des violences intrafamiliales ; la lutte contre le radicalisme et autres formes d’extrémismes ainsi que les cambriolages.

Lutte contre les stupéfiants (trafic de drogues dures). "La filière hollandaise doit faire l’objet d’une vigilance particulière, car malgré les efforts consentis ces dernières années au niveau du parquet (augmentation du nombre des magistrats de référence, condamnations à des peines d’emprisonnement ferme, saisies), et des services de police, le phénomène est plus que jamais d’actualité."

Lutte contre l’insécurité routière. "La police locale travaille à l’organisation de réunions citoyennes qui auront lieu dans les anciens villages et permettront, dans un premier temps, d’échanger sur les problématiques rencontrées en la matière de sécurité routière. La police de la mobilité y explicitera les solutions techniques éventuellement envisageables mais tentera aussi de mettre un terme à toute une série d’idées fausses. Sur base des échanges, des questions posées et des demandes formulées par les citoyens, un plan de sécurité sera, dans un second temps, rédigé et rapporté aux riverains à l’occasion d’une seconde réunion publique dans l’année. Première réunion en mars et 10 réunions par an sont prévues."

Lutte contre les incivilités. "Le sentiment de sécurité est stable, mais dépend du caractère soigné ou non du quartier. Très peu de citoyens connaissent leur agent de quartier et nombreux sont ceux qui souhaitent davantage de contact avec leur agent de quartier. On note une légère diminution en matière de vandalisme, mais il reste un point noir : les dégradations de véhicules. D’autres incivilités présentent des chiffres moins significatifs au niveau des statistiques, mais sont néanmoins des facteurs majeurs dans l’expression du sentiment d’insécurité : les chiens non tenus en laisse, la consommation d’alcool sur la voie publique, la propreté publique, les tapages, les crachats, les mégots de cigarette et les chewing-gums sur la voie publique, les déchets…"

Lutte contre la criminalité urbaine. "L’objectif est d’aller à la rencontre de tout ce qui dérange le citoyen avec des actions concrètes. On y retrouve bien sûr une multitude de comportements inciviques, mais également tous les faits de criminalité. L’idée maîtresse étant la transversalité. Nous ferons dans cette priorité un focus sur le phénomène des bandes urbaines qui restent un réel fléau."