A la demande d’un collectif citoyen qui s’inquiète des impacts d’un projet immobilier sur le site de l’ancien camping à Aische en Refail, l’ASBL Ramur a rédigé un dossier avec ses remarques, une compilation des données naturalistes disponibles pour le site et fait une contre proposition réaliste de manière à limiter les impacts du projet sur la richesse faunistique et floristique du site.

Le site concerné par le projet immobilier « Les jardins de là-bas » est majoritairement occupé par un ancien camping, abandonné depuis 2017. Une plus petite partie du projet concerne également une zone agricole. Le projet proposé, par le promoteur, a pour objet la construction d’un lotissement de quelques 235 logements et prévoit la mise en place d’un commerce, d’une crèche et d’une maison de repos.

Ramur indique : "Une liste non exhaustive des espèces présentes sur le site ou dans ses environs immédiats atteste à souhait de l’intérêt environnemental du lieu. Oiseaux, coléoptères, papillons, libellules, mammifères y sont largement représentés. Comme trop souvent, les enjeux liés à la biodiversité n’ont pas ému le promoteur de ce projet qui propose pas moins de 235 nouveaux logements (pour un village qui en compte environ 550 !), artificialisant de ce fait la quasi-totalité de la zone de plus de 15 ha. Dès l’acquisition de la zone par son nouveau propriétaire, des abattages d’arbres ont commencé. Le site étant repris en zone de loisir au plan de secteur, la mise en œuvre du projet demande par ailleurs une modification de l’affectation au plan de secteur mais également du schéma de développement communal. Le site joue également un rôle majeur dans le maillage écologique de la zone et dans une région déjà largement dénaturée par les remembrements fonciers antérieurs."

Selon Ramur, la poche verte que représente le site joue un rôle refuge important, ce que confirment les témoignages récents recueillis auprès des riverains au sujet de la présence d'oiseaux aux mangeoires, de chevreuils dans les sites boisés, de batraciens sur les routes au moment de leur période de reproduction, etc.

Et de poursuivre : "Avec les informations biologiques en notre possession, nous avons d’ores et déjà élaboré une contre-proposition prenant d’avantage en compte la préservation de la biodiversité existante sur le site. Ce nouveau projet prévoit notamment que la densité d'habitation soit largement revue à la baisse pour permettre une réduction du projet et donc une préservation intégrale d'une partie du site qui serait dédiée à la biodiversité par l'exclusion de la phase trois et ce y compris la zone incluant l'étang. Il intègre également une préservation intégrale des ligneux existant(et donc la fin des abattages ), la réalisation d'une zone tampon entre le projet immobilier et la zone humide ainsi que la restauration d’un cordon boisé sur tout le périmètre du site (effet lisière)."