Namur Dans les bois, plusieurs personnes ont été surprises par des fils et des barbelés dangereux mis pour dissuader les promeneurs.

Avec le retour du beau temps, les promeneurs sont nombreux a sillonner la campagne. C’est aussi un des passe-temps de Dariane, une habitante de Saint Aubin (Florennes).

Mardi, comme souvent lorsqu’il fait beau, elle s’en va promener avec son chien sur l’ancien tracé du chemin de fer, en direction d’Yves-Gomezée. "Mon chien était en liberté, quelques mètres devant moi. Soudain, il s’est arrêté net." Arrivée à sa hauteur, Dariane a été prise au visage et au niveau des chevilles par un fil de pêche, bien solide et totalement invisible, tendu en travers du chemin. Le même dispositif était présent une dizaine de mètres plus loin.

Elle a déposé plainte auprès de la police et partagé sa mésaventure sur Internet."C’est très dangereux", écrit Dariane. "De nombreux piétons, cyclistes ou mêmes des cavaliers passent souvent par ce chemin, ce pourrait être beaucoup plus grave."

Il suffit en effet d’imaginer un enfant passant par là en vélo par exemple… Les conséquences seraient beaucoup plus graves.

"Je n’aimerais pas que cela arrive à quelqu’un d’autre et que ce soit plus grave." Ce qui est aussi inquiétant, c’est qu’un autre habitué de cette promenade affirme avoir déjà retiré un fil pareil, il y a 15 jours.

Il y a un mois, c’est à Romedenne que cette mésaventure est arrivée à deux joggeuses, mais cette fois carrément avec un fil barbelé !

La dame, n’ayant pas vu le fil a foncé sur le fil barbelé et s’est écorché la cuisse. "Pourtant, ce fil n’était pas là la veille", s’exclame un autre habitué de la course à pied. Là aussi, ce fil était tendu en travers d’un petit chemin aux allures bucoliques.

Ce n’est pourtant pas un fil censé retenir ou guider le gibier ou le bétail comme on pouvait en voir naguère avec des cordes à ballots, nettement plus visibles.

Le but semble, dans ces deux cas relevés, bien plus sournois, peut-être avec l’intention d’éloigner les promeneurs de ces zones précises. La police demande de signaler tout autre fait du genre qui serait repéré afin de pouvoir mener à bien l’enquête.

J.O.