Province de namur: le collège a présenté un budget de transition qui devra peut-être intégrer des exigences de la Région.

Difficile pour le collège provincial d’établir un budget alors que certains éléments de la Déclaration de politique régionale (DPR) risquent fort d’influencer celui-ci les années prochaines, notamment au niveau du financement des zones de secours qui devrait passer de plus en plus à charge de la Province. Il s’agit du premier véritable exercice budgétaire de cette majorité MR-CDH-Défi. "Il se veut à la fois volontariste par rapport aux objectifs publics tout en étant prudent quant aux développements futurs des intentions du gouvernement wallon", a expliqué Jean-Marc Van Espen, député-président.

Les recettes s’élèveront à 152 545 euros dont la moitié viendra de la fiscalité. Les dépenses de personnel sont estimées à 104 millions d’euros. À l’automne prochain, la Maison administrative provinciale (MAP) commencera à accueillir l’ensemble du personnel, ce qui amènera une diminution des frais de fonctionnement.

Les dépenses de fonctionnement sont en légère progression pour atteindre 19 504 772 euros.

La charge de la dette par contre est en diminution, passant de 16 millions d’euros en 2019 à 11,9 millions en 2020.

32 millions d’investissements

La province de Namur compte dépenser un peu plus de 32 millions d’euros dans 6 domaines différents. Le secteur économies d’énergie et de production d’énergie alternative coûtera 4,1 millions d’euros. Un peu plus de 11 millions seront affectés à la rénovation et l’entretien de bâtiments scolaires et des Maisons du Bien-Être. Six millions et demi seront affectés aux travaux subsidiés dont 2,3 millions pour la maintenance et la stabilisation de la cathédrale Saint-Aubain. L’informatisation générale des services demandera 1,1 million et les travaux d’entretien et de maintenance du domaine de Chevetogne le même montant.

Un budget Black Friday, rétorque l'opposition

Évidemment, ce budget ne provoque pas un fol enthousiasme dans l’opposition même si PS et Ecolo veulent être positifs. 

En gros, ces deux partis reprochent surtout, outre des remarques sur la méthode de présentation, de ne pas avoir réellement tenu compte des trois grands enjeux du moment : l’urgence climatique, l’urgence sociale et l’urgence démocratique. Est pointée notamment l’absence d’anticipation du collège qui sait que sa part dans le financement des zones de secours va augmenter d’année en année à partir de 2020 alors que, par exemple, le Hainaut et le Brabant wallon ont déjà pris différentes mesures. Mais ils dénoncent aussi le fait que le collège provincial ne tient pas compte des besoins des communes qui ont été exprimés lors d’un récent forum réunissant tous les acteurs communaux