Cacophonie au sein de Défi en province de Namur? Ce jeudi, nous faisions état d’un communiqué émanant de ce parti à propos de la réforme de la province de Namur. 

Un nouveau communiqué nous est parvenu ce vendredi: “C’est avec beaucoup de surprise que les instances de DéFI, de DéFI Wallonie et de DéFI Province de Namur ont pris connaissance de votre article de presse mentionnant la position “des élus communaux et provinciaux de DéFI Namur” alors que, de toute évidence, il s’agissait de la position de “quelques élus” et pas du tout du parti qui a contribué à la réforme de la province de Namur. Nous vous serions dès lors reconnaissants de prendre en compte la position du parti et de rectifier à tout le moins que cette position ne reflète absolument pas la position des instances citées plus haut”. Dont acte. Le texte complet de ce nouveau communiqué figure ci-dessous.

Réaction des signataires du premier communiqué: “Comme élus, on a largement le droit de s’exprimer et nous allons continuer à le faire vu que le parti ne le fait pas”, explique le conseiller provincial Patrick Pynnaert qui ajoute qu’en fait, les signataires de ce communiqué représentent 90% des élus communaux et provinciaux Défi de la province. Marc Laloux, élu sombreffois, ne comprend pas cette réaction des instances: “On ne va pas à l’encontre de la position du parti, on ne dit rien de contraire à sa ligne politique”.

Le texte du communiqué «officiel» :

DéFI acte la réforme provinciale !

DéFI se félicite de la tenue du Conseil Provincial de ce 25 septembre. Au-delà des polémiques, le parti amarante salue l’exercice démocratique et tend la main au personnel.

L’acte 2 de la réforme de la Province de Namur s’est joué, ce 25 septembre lors du Conseil provincial. DéFI prend acte de cette nouvelle étape de la dynamique initiée le 11 septembre dernier. Le parti se félicite qu’un débat ait eu lieu et parle d’une voix pour balayer toute idée d’une soupe à la grimace : "La Province de Namur a pris ses responsabilités dans un contexte difficile pour tous les niveaux de pouvoir. L’exercice était nécessaire pour pérenniser l’institution, tout en fournissant un bol d’oxygène financier aux communes. Personne ne sort vraiment gagnant, mais vu le contexte imposé par la région wallonne, tous en ressortent grandis. Cette réforme, c’est ensemble qu’il faut la mener", expose Pascal Goergen, Président de DéFI Wallonie.

Au-delà des polémiques, le Député provincial Amaury Alexandre a profité de l’occasion pour baliser le nouveau périmètre de ses compétences, dénommé «transition territoriale» : "La réforme a été l’occasion l’occasion de ré-orienter et d’insuffler de la cohérence aux actions de la Province en matière de développement durable et de supracommunalité, explique Amaury Alexandre. Nous disposerons, désormais,d’outils plus intégrés pour répondre aux demandes des citoyens et des communes de notre territoire."

Conscient des enjeux humains, Amaury Alexandre tend la main au personnel : "Nous travaillons d’arrache-pied pour tenir nos engagements et permettre à notre personnel de trouver une juste place dans l’institution".

La réforme ne s’est, évidemment, pas faite sans douleur. En interne, la Fédération Provinciale tire, déjà, les leçons d’un exercice délicat et périlleux : "Le débat est vif en interne et c’est tout naturel, explique Bertrand Custinne, tant notre attachement aux Provinces demeure intact". Et d’ajouter que si DéFI a marqué son accord sur la réforme présentée, c’est parce qu’elle n’envisage aucun licenciement de masse, aucune hausse de taxe et que les services supprimés sont déjà ou peuvent être pris en charge par d’autres institutions de sorte qu’aucun citoyen n’en subisse la moindre conséquence. Il est inexact de laisser croire – comme le fait le PS – que la province abandonne les personnes âgées et les plus fragiles. Pour la fédération provinciale, incriminer la région est inutile : « Il faut aujourd’hui se projeter vers l’avenir pour que la Province retrouve une vraie place de pouvoir intermédiaire solide et utile."